Le sort du Crédit Foncier bientôt scellé par BPCE

 |   |  269  mots
Fondée en 1852 par Napoléon, l'institution avait été rachetée par les Caisses d'Épargne en 1999.
Fondée en 1852 par Napoléon, l'institution avait été rachetée par les Caisses d'Épargne en 1999. (Crédits : Crédit Foncier/Franck Dunouau)
Le spécialiste du crédit immobilier, racheté par les Caisses d’Épargne en 1999, souffre des taux bas. Sa maison-mère BPCE pourrait décider d'éclater ses activités dans plusieurs filiales selon l'Agefi.

Les jours du Crédit Foncier seraient comptés selon L'Agefi. Le groupe bancaire BPCE (Banques Populaires Caisses d'Épargne) se prononcera dans les prochains jours sur l'avenir de sa filiale spécialisée dans l'immobilier, affectée par le contexte de taux d'intérêt bas et de renégociations de crédits, et qui "n'avait plus vraiment de modèle économique viable depuis la crise financière", souligne le journal financier.

Fondée en 1852 par Napoléon, l'institution avait été rachetée par les Caisses d'Épargne en 1999. En 2017, elle a dégagé 33 millions de résultat net, pour 3,9 milliards de fonds propres réglementaires et affiche un stock d'encours de 114 milliards d'euros.

Des réflexions sont en cours depuis un an. Lundi 18 juin, les représentants des salariés du Crédit Foncier ( 2.233 collaborateurs en CDI et CDD à fin mars) ont été convoqués en intersyndicale par Laurent Mignon, le nouveau président de BPCE (depuis le 1er juin) et du Crédit foncier, qui leur a présenté cinq scénarios : statu quo ou transformation en banque généraliste, qualifiés d'"irréalistes", une cession (en partie ou en totalité) ou une "mise en gestion extinctive du jour au lendemain", buteraient sur "l'absence d'acquéreurs et sur les questions sociales."

"L'option la plus probable consisterait donc à éclater les activités du Crédit Foncier au sein de BPCE, chaque Caisse d'Épargne et Banque Populaire reprenant une partie des équipes", affirme le quotidien financier.

Toutefois, BPCE assure « qu'aucune décision n'est prise à ce stade en ce qui concerne l'avenir du Crédit Foncier. »

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 21/06/2018 à 21:05 :
Ce naufrage est l'oeuvre d'une mauvaise énarchie. Quand on voit comment les autres spécialistes français se sont recalés stratégiquement et comment le CFF en a été empêché, on peut regarder du côté des dirigeants qui se sont mis à l'abri récemment, qui dans une Caisse d'Epargne de l'Est, qui dans une banque de gestion privée. Une politique de résultats à court terme poussée à l'extrême, une absence de courage stratégique, celui dont justement Laurent Mignon ne manque pas, mais qui n'a d'autre choix qu'une alternative douloureuse. Le personnel va payer et c'est un peu une honte.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :