PayPal réalise sa plus grosse acquisition en s’offrant Honey pour 4 milliards
Juliette Raynal

Photo d'illustration
Honey
Juliette Raynal

Photo d'illustration
Honey
qui conçoit des lecteurs de carte bancaire peu chers pour petits commerçants
. L'opération devrait être finalisée au cours du premier trimestre 2020.Née en 2012 à Los Angeles, Honey a développé une extension de navigateur web qui permet à un acheteur en ligne de trouver, en un clic, le coupon de réduction le plus avantageux au moment d'acheter un article sur Internet. La réduction est alors immédiatement appliquée sur son panier d'achat. Au fur et à mesure, Honey a développé d'autres fonctionnalités, comme un programme de cashback, la possibilité de trouver le vendeur le moins cher sur Amazon ou encore de constituer une liste d'articles et d'être alerté dès que le prix de l'un d'entre eux diminue.
Honey permettrait ainsi à ses utilisateurs d'économiser environ 126 dollars par an. La plateforme se rémunère quant à elle en prélevant des commissions auprès des vendeurs. L'entreprise, qui emploie 350 salariés, est rentable depuis l'exercice 2018 et aurait réalisé sur cette même période un chiffre d'affaires de 100 millions de dollars, selon les informations de Forbes.
PayPal a pour objectif d'intégrer Honey à sa gamme d'outils et la mettre à la disposition de ses 286 millions d'utilisateurs actifs à travers le monde. Grâce à son réseau de 24 millions de commerçants partenaires, le spécialiste des paiements espère pouvoir affiner les offres proposées aux utilisateurs d'Honey. Une intégration de PayPal Credit permettrait aussi aux internautes de financer leurs achats les plus onéreux.
Grâce à cette acquisition, PayPal entend se positionner bien plus tôt dans le parcours d'achat en ligne des utilisateurs et pas uniquement au moment de la transaction. De quoi favoriser la hausse du taux de conversion de ses e-commerçants partenaires et donc augmenter ses propres revenus. L'enjeu pour PayPal consiste, en effet, à créer un écosystème de services le plus vaste possible pour favoriser les dépenses sur Internet auprès de son réseau de e-commerçants, auxquels il prélève une commission à chaque transaction effectuée via le bouton PayPal.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

À lire également
Ce rachat est aussi un moyen, 20 ans après sa création, de se distinguer sur un marché très concurrentiel, où l'on retrouve aussi bien des acteurs traditionnels comme Visa et Mastercard, que des Fintech comme Adyen et Stripe, mais aussi des concurrents venus de la tech, comme Apple, Google et Facebook qui, tous à leur manière, musclent leur offensive dans le domaine des paiements.
Juliette Raynal
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie