Procès en appel de François Pérol, passé de l'Elysée à BPCE, pour prise illégale d'intérêts

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François Pérol, à sa sortie du tribunal, après sa relaxe, en septembre 2015. Le président du directoire de BPCE doit comparaître à partir de mercredi devant la cour d'appel de Paris.
François Pérol, à sa sortie du tribunal, après sa relaxe, en septembre 2015. Le président du directoire de BPCE doit comparaître à partir de mercredi devant la cour d'appel de Paris. (Crédits : REUTERS/Jacky Naegelen)
L'ex-conseiller économique de Nicolas Sarkozy a été relaxé en septembre 2015. Le parquet financier, qui réclamait une interdiction d'exercer toute fonction publique et deux an de prison avec sursis, a fait appel. Le procès commence mercredi à la Cour d'appel de Paris

François Pérol doit repasser devant les juges à partir de mercredi. L'ex-secrétaire général adjoint de l'Elysée sous Nicolas Sarkozy, devenu président du directoire du groupe BPCE, (né de la fusion des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne), comparaît pour "prise illégale d'intérêts" devant la Cour d'appel de Paris, étant soupçonné d'avoir été associé de manière étroite à ce rapprochement, alors que les agents de l'administration publique sont tenus à un délai de carence de trois ans avant de rejoindre une entreprise sur laquelle ils ont formulé des avis et propositions. François Pérol avait été relaxé en première instance, en septembre 2015, le tribunal ayant jugé qu'aucune des charges retenues par l'accusation n'apportait la preuve d'une prise illégale d'intérêts.

Le Parquet national financier (PNF), qui avait requis une condamnation à deux ans de prison avec sursis, à 30.000 euros d'amende et à une interdiction définitive d'exercer toute fonction publique, avait fait appel.

L'ex-conseiller économique de l'ancien président de la République, dont le mandat à la tête du directoire de BPCE court jusqu'à l'assemblée générale de mai 2020, avait assuré pendant son procès n'avoir aucune "autorité décisionnelle" sur ce dossier. Il encourt jusqu'à deux ans de prison et 30.000 euros d'amende. Son avocat s'est déclaré confiant d'une confirmation du jugement de première instance. Le procès est prévu jusqu'au 10 mars.

(avec AFP et Reuters)

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a écrit le 28/02/2017 à 22:25 :
on apprécie ici l'évidente "indépendance" du parquet financier de Hollande/Taubira (le même qui s'est autosaisi au quart de tour de l'"affaire" Fillon et ne peut résister au plaisir de chercher à accrocher le scalp d'un proche de Sarkozy). Cette juridiction d'exception -en fait un véritable tribunal politique bras armé du cabinet noir pour tenter de refaire une virginité à l'exécutif après l'affaire Cahuzac- ne devra pas survivre une seconde à la fin du mandat de Hollande. Après tout l'absence d'un parquet financier spécialisé n'a pas empêché des parquets de droit commun d'instruire parfaitement, en d'autres temps, l'affaire Urba. Ce parquet financier a surtout pour objet de mettre l'instruction des affaires politico-financières sous contrôle de l'actuel exécutif.
a écrit le 28/02/2017 à 16:37 :
MR PEROL est comme tous les politiciens attire par l'appat du gain d'où son poste ou il se gave...avec vehicule,appartement de luxe etc etc..UN ROI EN PUISSANCE.et les employes vivent sous pression permanente avec unSMIG ameliore...IL merite la prison.
Réponse de le 28/02/2017 à 18:50 :
A AXCV : vous voici un nouveau Robespierre...C'est pourtant un bon gestionnaire qui a fait ses preuves !
On ne peut pas en dire autant sous Mitterand avec le CL(15 milliards de pertes !).
a écrit le 28/02/2017 à 16:11 :
Encore un procès qui tombe à pic en pleine campagne électorale, où le clan au pouvoir persécute les deux clans challengers. Bien sûr le clan au pouvoir a pris comme figure de proue un homme sans passé d'élu politique et vierge de compromissions qui est l'essence même du politique. Il conviendrait cependant de regarder de plus près sa gestion du portefeuille des participations de l'Etat qui ouvre la porte à des arbitrages intéressants.
Réponse de le 28/02/2017 à 17:40 :
Ce matraquage d'appels au complot alors que ce ne sont que des politiciens corrompus qui se font épingler sont abjectes.

Vous défendez des gens qui détournent l'argent public, assumez bon sang pour une fois dans votre vie ce que vous êtes, en plus les français ne sont pas forcément contre cela vous devriez vous renseigner un peu, sinon sarkozy ne serait jamais passé en 2007, par contre la lâcheté de ceux qui refusent d'assumer leurs actes là ils sont contre c'est sûr et certain.
a écrit le 28/02/2017 à 14:21 :
Hé oui il y a une hiérarchie au sein même de l'oligarchie, il y a ceux qui peuvent piller le pays, ceux qui peuvent énormément piller le pays et ceux qui n'ont aucune limite pour piller le pays.

C'est en général lors de procès de ce genre qu'on distingue le mieux les nuances, permettant de voir de quelle puissance de réseaux nos politiciens corrompus disposent.

Merci beaucoup pour cette information qui ne devrait pas beaucoup être diffusée c'est un fait. La garde qui défend le roi ne se rend jamais. Au secours nous vivons encore au 18ème siècle.

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