François Pérol, conforté, veut accélérer la mue digitale de BPCE

François Pérol, président du directoire du groupe bancaire, veut réfléchir à de nouveaux projets dans le numérique, sans attendre la préparation d'un nouveau plan stratégique.
Christine Lejoux
François Pérol, président du directoire de BPCE, a été renouvelé à son poste le 4 novembre, pour quatre ans.
François Pérol, président du directoire de BPCE, a été renouvelé à son poste le 4 novembre, pour quatre ans. (Crédits : reuters.com)

Satisfaction sur toute la ligne, pour François Pérol. Un peu plus d'un mois après sa relaxe dans le cadre de son procès pour prise illégale d'intérêts présumée, le président du directoire de BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne) a été renouvelé à son poste de manière anticipée par le conseil de surveillance du groupe bancaire, ce mercredi 4 novembre, pour une durée de quatre ans, jusqu'en mai 2020.

François Pérol, dont le mandat devait s'achever en mai 2017, en avait demandé le renouvellement anticipé le 30 septembre, six jours après l'heureux dénouement de son procès.

Ce mercredi 4 novembre, lors de la présentation des résultats trimestriels de BPCE, le dirigeant a expliqué :

« La logique de ma démarche est partie d'une analyse de la situation du groupe et des enjeux auxquels il est confronté.»

Poursuivant, François Pérol a estimé que « le groupe est redressé, il se porte bien ».

Bénéfice en hausse et solvabilité renforcée

De fait, BPCE a clos les neuf premiers mois de l'année sur un bénéfice net en hausse de 4,5%, à 2,7 milliards d'euros, pour des revenus en progression de 4,6%, à 17,8 milliards. Ce qui lui a permis de renforcer encore sa solvabilité, avec un ratio de fonds propres durs de 12,7% au 30 septembre, en hausse de 30 points de base par rapport au 30 juin.

Mieux, BPCE a relevé son objectif de ratio de solvabilité global, passé de 15% environ à l'horizon 2017 à 18% début 2019.

« Pour autant, le groupe fait face à des enjeux importants », a nuancé François Pérol. Les enjeux ainsi évoqués sont ceux de la révolution digitale, qui bouleverse le modèle économique du secteur bancaire, du contexte de taux d'intérêt très bas qui pénalise l'activité d'intermédiation bancaire, et du nouveau durcissement de la réglementation bancaire, attendu pour les prochaines années.

De nouveaux projets dans le digital

Autant de défis « très importants », qui, selon François Pérol, « nécessitent que la direction générale du groupe dispose de la plus grande visibilité possible, et que le groupe se trouve dans la plus grande cohésion possible. Le conseil de surveillance, avec qui j'ai beaucoup échangé au mois d'octobre, a partagé cette analyse.»

Il faut dire que, dans l'attente du jugement de François Pérol, l'été dernier, les rumeurs étaient allées bon train sur son éventuelle succession, certains prétendants n'ayant fait guère de mystère de leurs intentions.

François Pérol doit à présent composer un nouveau directoire d'ici au 16 novembre. Interrogé sur d'éventuels bouleversements au sein du directoire, le patron de BPCE a botté en touche, tout en précisant que Laurent Mignon, directeur général de Natixis, la filiale de banque de financement de BPCE, avait « vocation à continuer de participer au directoire du groupe. » Pour la bonne raison que Laurent Mignon a été renouvelé en mars dernier à la tête de Natixis pour une durée de cinq ans, et que les différents métiers de BPCE sont représentés au sein du directoire.

En revanche, face à « l'accélération des changements » en cours dans le secteur bancaire, « notamment en matière de digital », François Pérol a prévenu que le groupe allait « revisiter son organisation technologique et informatique, réfléchir à d'autres projets dans le domaine du digital », entre autres. Et ce, sans attendre la préparation d'un nouveau plan stratégique appelé à prendre la suite de celui qui court sur la période 2014/2017, et qui vise notamment à renforcer les métiers de l'assurance et de la gestion d'actifs.

In Banque

Christine Lejoux

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Commentaires 3
à écrit le 07/11/2015 à 16:05
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MONSIEUR PEROL IL SEMBLE QUE VOTRE FILIALE NEXITY NE FAIT PLUS PARTIE DE VOTRE CREMERIE???LE COURS DE L'ACTION NATIXIS NE VOUS INTERESSE PAS NON PLUS???CEUX QUI ONT ACHETE A 19,55 EUROS ??ALORS QUE CA VAUT 5 EUROS ???VOUS AVEZ VENDU LA SMC POUR 882 M...

à écrit le 04/11/2015 à 23:36
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Enivrante est l'ambition très tendance de convertir en banque en ligne une banque de réseau traditionnelle. Comme affirmé par tel ou tel directeur régional, l'humain doit être le contrepoids à préserver de la "culture hors sol" exclusive imposée par ...

à écrit le 04/11/2015 à 23:31
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Anne Mercier Gallay la DRH serait en partance comme les 2 jumeaux bleu et rouge, Forel et Karyotis. Le 1er serait sur le CFF ou un pôle paiement chez Natixis, le second partirait dans le Sud. Le Directeur Financier changerait aussi...attention....

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