Un euro numérique ? La BCE l'envisage comme "un complément"
Juliette Raynal
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Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne.
KAI PFAFFENBACH
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Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne.
KAI PFAFFENBACH
L'idée d'un euro numérique fait son chemin auprès des plus hautes instances monétaires. La semaine dernière, Christine Lagarde, la patronne de la Banque centrale européenne (BCE), a fait savoir que l'institution de Francfort étudiait l'opportunité de lancer sa propre monnaie numérique dans un contexte où les paiements virtuels prennent de plus en plus d'importance. Une tendance de fond accélérée par la crise du coronavirus.
Mme Lagarde a précisé qu'un groupe de travail allait rendre ses conclusions dans les prochaines semaines sur la question, une étape qui sera suivie d'une consultation publique.
"Nous avons le devoir de jouer un rôle actif pour équilibrer les risques et les avantages de l'innovation dans les paiements, afin que l'argent continue à bien servir les Européens", a souligné l'ancienne patronne du Fonds monétaire international.
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Parmi ces risques, elle a cité entre autres la possibilité de pannes chez les fournisseurs de cartes de paiement comme celle qui a touché des millions d'Européens au cours de l'été 2018; ou l'abus de position dominante possible de la part de certains groupes privés, ou encore la difficulté accrue de la lutte contre les activités illicites.
En cas d'introduction d'un euro numérique, il faudra veiller au maintien de l'accès à la monnaie de la Banque centrale, a averti Mme Lagarde.
Juliette Raynal