Pourquoi les espèces sont loin d'être en voie de disparition
Juliette Raynal
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« Depuis la crise sanitaire, nous avons beaucoup moins de paiements en espèces. Nos clients règlent davantage en carte bancaire, même pour les plus petits montants. Beaucoup optent pour le sans contact, cela évite de pianoter sur le clavier du terminal de paiement. Cette tendance s'est maintenue avec le déconfinement, mais pour combien de temps ?, s'interroge Anne-Christine, cogérante d'une épicerie bio en banlieue parisienne.
Cette question, de nombreux acteurs de la finance se la posent car ce témoignage est loin d'être isolé. Avec la propagation de l'épidémie de coronavirus et l'application des gestes barrière, les particuliers ont boudé la monnaie sonnante et trébuchante et les billets, privilégiant les paiements par carte bancaire, et particulièrement le sans-contact. Et ce, malgré le message rassurant de la Banque de France : « La probabilité de contagion par un virus via un billet de banque est très faible par rapport à d'autres surfaces », avait-elle assuré au début de la crise.
La crainte d'être contaminé en manipulant des espèces, infondée selon les études menées par la Banque centrale européenne (BCE), n'est pas inédite dans l'histoire.
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Ces craintes ont également poussé un certain nombre de pays asiatiques, touchés par de multiples épidémies, à opter pour des billets en plastique plutôt qu'en papier, afin de pouvoir les laver et les désinfecter plus facilement.
En France, ces appréhensions conjuguées au confinement et à l'arrêt de l'activité commerciale, hormis l'alimentaire, ont provoqué une réduction considérable du recours aux billets.
Juliette Raynal
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