FDJ en Bourse : un succès "spectaculaire" se félicite Bercy

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(Crédits : REGIS DUVIGNAU)
L'opération de privatisation de la Française des Jeux (FDJ) va rapporter 1,8 milliard d'euros. La demande des investisseurs a dépassé 11 milliards d'euros, le prix sera fixé en haut de la fourchette à 19,90 euros (19,50 euros pour les particuliers). La première cotation aura lieu ce jeudi.

Un "succès spectaculaire" selon Bruno Le Maire. La mise en Bourse de la Française des Jeux (FDJ) a rencontré une très forte demande de la part des investisseurs. Cette opération, la plus importante privatisation en France depuis plus d'une décennie, va rapporter à l'Etat environ 1,8 milliard d'euros, a annoncé le ministre de l'Economie ce mercredi 20 novembre, la veille de la première cotation de la loterie nationale.

Face à l'afflux de la demande qui a représenté au total plus de 11 milliards d'euros, le prix d'introduction de la Bourse des actions de la FDJ a été fixé à 19,90 euros, au maximum de la fourchette envisagée. Pour les particuliers, qui bénéficient d'une décote de 2%, le prix s'établit à 19,50 euros.

La capitalisation boursière de la FDJ au prix d'introduction s'élèvera à 3,7 milliards d'euros.

"C'est le résultat de la demande spectaculaire dont cette opération a fait l'objet" a déclaré Bruno Le Maire lors d'une conférence de presse à Bercy, évoquant un "succès spectaculaire", au-delà des "espérances" du gouvernement. "Cette opération est un succès pour les Français, un succès pour les salariés de l'entreprise et un succès pour la place financière de Paris" a-t-il fait valoir.

Plus de 500.000 particuliers ont participé à la souscription, représentant une demande de 1,6 milliard d'euros, ce qui a conduit le gouvernement à augmenter à 40% la part qui leur est réservée (contre 33,33% prévus). La demande des investisseurs institutionnels a s'est élevée à plus de 10 milliards d'euros.

"L'Etat, les actionnaires historiques et les Français détiendront plus de 60% du capital de la Française des Jeux", a souligné Bruno Le Maire.

Cette introduction en Bourse, la plus importante sur la place de Paris depuis celle du gérant d'actifs Amundi (groupe Crédit Agricole) en 2015, permettra d'abonder un fonds public destiné à financer l'innovation à hauteur de 1,8 milliard d'euros. En intégrant le montant d'une soulte de 380 millions d'euros que la FDJ devra verser à l'Etat en contrepartie de la prolongation de son monopole pendant 25 ans, l'Etat devrait au total empocher plus de deux milliards d'euros.

L'Etat continuera par ailleurs d'empocher, même après la privatisation, les 3,5 milliards d'euros de recettes fiscales et sociales versées chaque année par l'opérateur de jeux.

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Commentaires
a écrit le 21/11/2019 à 18:28 :
Cela me rappelle un peu Eurotunnel d'il y a quelques années...J'espère que ça se passera mieux pour les "actionnaires", quoique ?
a écrit le 21/11/2019 à 10:16 :
c'est la première cotation et les dix suivantes qui comptent, le reste c'est de la philosophie de fonctionnaire..On verra bien.
a écrit le 21/11/2019 à 9:39 :
500000 gogos qui vont dans les mois a venir se rendre compte qu'ils ont fait une tres mauvaise affaire.
Le grand gaganant est bien sur l'etat, c'est une habitude.
a écrit le 21/11/2019 à 9:26 :
l impot du pauvre sera il rentable a long terme ?
a écrit le 21/11/2019 à 8:38 :
L'état ne fait pas de profit en réalisant cette introduction, mais prend ses bénéfices (ce qui n'est évidemment pas la même chose). Cette privatisation n'a pas pour objet de réinvestir (tous les grands plans d'avenir ont couté un max et n'ont rien rapporté, ni en euros sonnants et trébuchants, ni évidemment en emplois - si je suis dans l'erreur, merci de faire le bilan et donner des chiffres crédibles..). En prenant ses plus-values, l'état fait baisser la dette (et c'est important car nous allons nous faire cogner par Bruxelles - non respect par la France des règles du jeu, cela vaut carton jaune).
a écrit le 21/11/2019 à 5:34 :
Une certitude: une entreprise, surtout en déficit, cède ses actifs non rentables et garde ses actifs rentables. Elle n'est pas stupide, elle ne fait pas le contraire.
L'Etat a cédé la FDJ rentable et va aussi céder ADP rentable. En revanche l'Etat reprend la dette du secteur hospitalier.
Jupiter privatise les profits (au bénéfice des petits copains du banquier président des riches) et on nationale les pertes. Pile les riches gagnent, face les pauvres perdent.
En effet, en 2018, le taux de détention d'action en France est de 7,5% (3,9 millions de person­nes). Donc on cède des actifs rentables appartenant à tous les citoyens français à moins de 10% de la population française.
Pire ce gouvernement fait le contraire d'une gestion saine d'une entreprise. Un appauvrissement de patrimoine est un acte anormal de gestion.
Jupiter, banquier président des riches, appauvrit donc les français au profit de ses petits copains.
Il faut sanctionner cette ruine de l'économie française. Il faut sanctionner financièrement et lourdement ceux qui ont commis ces actes de trahison, avec bannissement à vie de tout mandat politique et civil. Ensuite, il faut déclarer persona non grata ces malfaisants: qu'ils aillent ruiner les pauvres pays mais pas la France!
Réponse de le 21/11/2019 à 7:03 :
Vous avouez que vous faites partie des 93% de Français qui refusent d'acheter des actions (donc de s'enrichir), donc qui devraient être opposés au capitalisme.... Et pourtant de ces 93% de Français anti capitalistes, il n'y a que 3 à 4% qui votent communiste....!!!!
Commencez à être cohérent avant de crier au feu ou de diffamer un président d'une république capitaliste qui ne fait que gérer le capitalisme en attendant que les Français deviennent logique avec leur soif de communisme.... Pour peu que cette soif de communisme soit sincere ??!!!
a écrit le 21/11/2019 à 2:18 :
Et Autant de dilapidé de suite, comme les 1300 Milliards d'euros constants, de privatisations depuis 1986,
en dépenses publiques de l'Etat Cigale.


On ne peut meme pas courir derrière le carrosse glouton de Don Salustre.
a écrit le 20/11/2019 à 23:38 :
L'état a pêché par excès de gourmandise en fixant le prix d'introduction au plus haut de la fourchette surtout que les marchés sont à des plus hauts historiques. A la moindre bourrasque, les petits actionnaires seront rincés et vaccinés pour les prochaines introductions qui ne seront pas très populaires ou même ne pourront pas se faire.
Réponse de le 21/11/2019 à 6:35 :
@jkl: La bourse n'est pas une maison de jeux mais un marché de créances sur les entreprises: si le cours de la Française Des Jeux baisse, il restera aux actuels acquéreurs la ressource de faire des "moyennes en baisse" pour baisser leur prix de revient… en espérant qu'un jour le cours de bourse dépassera le prix de revient; en attendant, ils percevront le dividende; souhaitons que le gouvernement ne change pas la règle du jeu, ce qui est malheureusement son habitude, en légiférant sous prétexte d'addiction!...
Réponse de le 21/11/2019 à 7:08 :
Vous jouez les grands prêtres moralisateurs et vous allez encore vous tromper et appauvrir les 93%de Français qui refusent d'acheter des actions, seule façon de s'enrichir en système capitaliste....!!!!
+7%/an en moyenne depuis ces 60 dernières années.....
Si votre religion vous fait croire l'inverse, pourquoi ne votez vous pas pour le communisme en France....???
Réponse de le 21/11/2019 à 8:51 :
souvenirs souvenirs Eurotunnel, Eurodisney, n'ont pas retrouvé leurs cours d'intro, joyeux noel
a écrit le 20/11/2019 à 22:35 :
L'état serait bien inspiré de tirer profit de ces excellentes conditions boursières pour se défaire de l'essentiel de ses participations au meilleur prix (y compris ADP, SNCF, RATP, EDF, la Poste...) et avec le produit de ces privatisations de se désendetter. De même il pourrait vendre une bonne partie de son patrimoine immobilier en créant des SCPI privatisables.
Réponse de le 20/11/2019 à 23:43 :
Exact, il faudrait même privatiser les hôpitaux quand on constate que les cliniques privées rendent un meilleur service au meilleur coût sans creuser le déficit de l'état.
a écrit le 20/11/2019 à 22:34 :
L'état serait bien inspiré de tirer profit de ces excellentes conditions boursières pour se défaire de l'essentiel de ses participations au meilleur prix (y compris SNCF, RATP, EDF, la Poste...) et avec le produit de ces privatisations de se désendetter. De même il pourrait vendre une bonne partie de son patrimoine immobilier en créant des SCPI privatisables.

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