Fraude aux aides d'urgence de l'État: 8.000 dossiers suspects, 2.500 plaintes pour quelque 175 millions d'euros
latribune.fr
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
latribune.fr
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Le ministre des Comptes publics ne doit louper ni ses additions ni ses soustractions. Il y a deux jours, Olivier Dussopt se félicitait que l'État ait engrangé 20 milliards d'euros de recettes en plus que prévu au mois d'octobre (au titre des bonnes surprises: 1,6 milliard de plus en impôts sur le revenu et "flat tax", +3,6 milliards de TVA, et surtout 10 milliards de rentrées d'argent non anticipées au titre de l'impôt sur le bénéfice des sociétés). Inversement, il n'hésitait pas non plus à éclairer le fond du puits, annonçant que la facture globale des dépenses liées à la crise du Covid-19 se montait désormais à 140 milliards d'euros. Une générosité qui "a inévitablement créé des effets d'aubaine pour les escrocs", écrit Le Parisien qui a publié hier soir un entretien sur ce sujet avec Olivier Dussopt .
Le ministre, qui se préoccupe non plus seulement des dépenses à proprement parler, mais aussi de colmater les fuites d'argent, annonce que ses services ont repéré un manque à gagner de près de 175 millions d'euros d'aides aux entreprises, qui ont été versées "indûment" dans le cadre des dispositifs de soutien créés pour compenser les effets de la pandémie de Covid-19.
Il précise:
Entre mars et septembre 2020, la Cour des comptes avait évalué la fraude au seul Fonds de solidarité (un des dispositifs de soutien) à un montant compris entre 20 et 100 millions d'euros.
latribune.fr