Semi-conducteurs: Montebourg n'aura pas sauvé LFoundry

latribune.fr

latribune.fr
Arnaud Montebourg n'y aura rien fait. Le tribunal de commerce de Paris a prononcé jeudi la liquidation judiciaire de l'entreprise aixoise de semi-conducteurs LFoundry avec cessation immédiate de son activité.
Après six mois en redressement judiciaire, l'entreprise qui emploie 613 salariés n'aura pas obtenu le délai de trois mois d'activité supplémentaire réclamé par le ministre du Redressement productif. Délai qui devait rendre l'arrivée d'un repreneur plus aisée grâce à la préservation de l'outil industriel.
Dans un courrier adressé au procureur de la République, en date du 24 décembre et que l'AFP s'est procuré, le Commissaire au redressement productif de la région Provence-Alpes Côte d'Azur, Patrick Maddalone, demandait ainsi que soit accordée "une période temporaire, qui pourrait être fixée à trois mois" pour "permettre de réaliser la cession des actifs dans les meilleures conditions".
Le Commissaire au redressement productif rappelait en effet qu'une "manifestation d'intérêt crédible" a été portée à la connaissance du tribunal de commerce de Paris, et qu'elle pourrait "être suivie d'effets à très court terme".
Selon les syndicats, cette marque d'intérêt provient d'une entreprise californienne de micro-électronique, et elle est assortie d'une demande de poursuite de l'activité de trois mois.
À lire également
Les syndicats demandaient notamment à l'ancien propriétaire, Atmel, de passer des commandes supplémentaires pour faire la jonction avec les nouveaux produits, prévus courant 2014, car l'unité de fabrication a toujours des clients et possède de précieuses licences. La société a été rachetée en 2010 à l'Américain Atmel par l'entreprise allemande LFoundry pour un euro symbolique.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

latribune.fr
Éolien en mer flottant : la filière est prête à passer à l’échelle industrielle en Méditerranée
Nucléaire : EDF s'apprête à signer un méga-contrat pour le génie civil de ses six EPR2
L’accord Trump-TotalEnergies sur l’abandon de l'éolien offshore attaqué en justice par sept États
Solaire résidentiel : la filière dénonce un « dogme fiscal » qui freine les batteries