Les producteurs européens de câbles électriques sanctionnés pour entente sur les prix

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302 millions d'euros : c'est ce que pourrait coûter une entente sur les prix datant des années 2000 aux principaux producteurs européens et asiatiques de câbles électriques, parmi lesquels le français Nexans. La Commission européenne a prononcé cette sanction mercredi, à l'issue d'une enquête lancée en 2009.
Le groupe français Nexans a été condamné à 70,67 millions d'euros d'amende. Une somme très inférieure aux 200 millions d'euros que l'entreprise avait mis de côté pour se prémunir d'un éventuel redressement de Bruxelles. Une prévoyance vivement saluée par les marchés cet après-midi.
Un autre français, Safran, a écopé de 8,567 millions d'euros d'amende en tant qu'ancien propriétaire de Silec Cable. Il a fait savoir que l'impact sur ses résultats n'était pas significatif, compte tenu des provisions qu'il avait constituées.
La société italienne Prysmian, numéro un mondial du secteur, est la plus lourdement sanctionnée, avec une amende de 104,613 millions d'euros, dont 37,3 millions dus solidairement avec la banque américaine Goldman Sachs, qui avait acquis le groupe en 2005 (mais l'a ensuite revendu).
Le groupe italien, qui avait provisionné 199 millions d'euros pour ce dossier, a jugé la sanction "illégitime" et déclaré qu'il ferait appel. La même décision a été annoncée par le danois NKT Holding, condamné à 3,9 millions d'euros d'amende.
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Nexans a aussi évoqué la possibilité d'un appel.
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Parmi les sociétés sanctionnées figurent aussi des entreprises japonaises et coréennes, dont Mitsubishi Cable Industries, Sumitomo Electric Industries, Hitachi Metals, LS Cable & System ou encore Taihan Electric Wire. La commission n'a en revanche pas sanctionné le suisse ABB, qui l'a alertée sur le cartel.
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