Les pays clients de l'A400M ne veulent payer que deux milliards d'euros de plus
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Selon des sources proches du parlement et du ministère de la défense allemands, les nations qui ont acheté l'avion de transport militaire A400M d'EADS, le groupe européen d'aéronautique, d'espace et d'armement, maison-mère d'Airbus, proposent d'apporter deux milliards d'euros pour tenter de sauver le programme. Et non 6,4 milliards comme le demande EADS (5,2 milliards plus deux milliards de surcoûts supplémentaires moins 600 millions d'économies possibles).
Ce programme d'un montant de 20 milliards d'euros est menacé par de nombreux retards et soucis techniques. EADS a menacé à plusieurs reprises d'abandonner le projet.
Le ministre de la Défense Hervé Morin considère que EADS doit consentir à "un effort au moins équivalent, sinon plus" à celui consenti par les Etats européens partenaires. "Aujourd'hui, nous avons conclu des accords sur le calendrier, sur les spécificités, (...) Il nous reste à discuter du partage des surcoûts, mais il faut qu'EADS fasse un effort", a-t-il déclaré sur LCI, à propos des sept pays européens participants au programme A400M, en rappelant qu'EADS, actionnaire principal d'Airbus, constructeur de l'avion, "a signé un contrat" qui "normalement l'engage à payer la totalité du surcoût".
"Les Etats, considérant qu'il s'agit d'un programme militaire, et que tout programme militaire amène à des surcoûts, sont prêts à faire un effort, mais cet effort doit être accompagné d'un effort au moins équivalent sinon plus d'EADS". Il demande "un partage" du surcoût qui "permette à l'ensemble des pays de rester autour de la table".
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Du coup, une telle solution pourrait peser sur les finances d'EADS. C'est ce qui pousse l'agence de notation financière Fitch Ratings à considérer que cela pourrait avoir un impact négatif sur la note du groupe.
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