Avions ravitailleurs : Boeing met la pression sur le Pentagone
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Boeing met la pression sur le Pentagone. Ce dernier doit décider de prolonger ou non l'appel d'offres portant sur le renouvellement de sa flotte d'avions ravitailleurs, dans le but de permettre à EADS de concourir. La maison-mère d'Airbus a réclamé un délai de 90 jours pour faire face au retrait de son partenaire américain Northrop Grumman, qui proteste contre des conditions jugées trop favorables à Boeing. Le Pentagone se dit prêt à lui accorder 60 jours supplémentaires.
"Nous sommes profondément déçus des efforts d'EADS-Airbus pour retarder encore plus ce programme vital pour le combat et pour faire pencher le processus d'attribution du gouvernement américain en sa faveur", regrette ce jeudi le groupe basé à Chicago. "Une extension qui favorise un concurrent particulier ne répond pas à l'objectif d'assurer une compétition équitable", poursuit-il, précisant qu'il était "totalement prêt à soumettre une offre d'ici au 10 mai, date initiale fixée par l'armée de l'Air".
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L'enjeu est de taille: le contrat, qui porte sur 179 appareils, est estimé à 35 milliards de dollars. EADS et Northrop l'avaient remporté en février 2008. Mais cette décision avait été annulée suite à une plainte de Boeing. Depuis, les deux alliés accusent l'administration américaine d'avoir reformulé le cahier des charges de manière à favoriser leur concurrent. Un retrait définitif d'EADS laisserait le champ libre à l'avionneur américain. Le groupe européen dit toujours "réfléchir" à cette question.
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