Ravitailleurs américains : EADS met Washington au pied du mur

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Selon nos informations, le Boeing 767 et l'Airbus A330 répondent tous les deux au cahier des charges technique de l'appel d'offres de l'armée de l'air américaine. Désormais, seul le prix devrait faire la différence. Or l'offre d'EADS est plus attractive que celle de son concurrent américain.

L'attribution du contrat des avions ravitailleurs américains est imminente. Selon nos informations, le verdict est prévu soit la semaine prochaine pendant les vacances des parlementaires américains, soit le 4 mars si le Congrès parvient à convaincre Washington de décaler l'annonce de ce contrat gigantesque portant sur 179 appareils d'une valeur de 35 milliards de dollars. Boeing et EADS ont remis leurs offres aux Pentagone la semaine dernière. "Le B767 et l'A330 répondent au cahier des charges techniques. C'est le prix qui départagera Airbus et Boeing", assure-t-on à La Tribune. Et le groupe européen s'est donné toutes les chances de l'emporter en baissant son prix.

Une offre 1% moins chère que celle de Boeing

"Nous avons révisé notre proposition et notre prix", a indiqué mercredi le président d' EADS North America, Ralph Crosby. Le constructeur européen estime que son offre doit être moins chère d'environ 1 % que celle de Boeing. S'il l'emporte, Airbus s'attend à une forte bataille politique qui pourrait l'obliger à partager le contrat. Le groupe européen serait prêt à le faire, selon nos informations. Ralph Crosby a par ailleurs déclaré qu'à moins d'une énorme faille dans le processus, il ne prévoyait pas qu' EADS conteste le résultat de l'appel d'offres. Néanmoins, d'autres sources internes au groupe précisent qu'il n'y a aucune garantie sur ce point.
 

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Commentaires
a écrit le 20/02/2011 à 17:45 :
Les cabinets de conseil en stratégie "anglo-saxons" ont presque un monopole de fait auprès de nos grandes entreprises "nationales" (EADS, EDF, France Telecom, Renault, SNCF, Total, ...). Même chose pour les cabinets d'audit, les banques d'affaires, ...
Nos "leaders" nationaux sont, par ailleurs, souvent "snobés" par le marché nord-américain, lorsqu'ils essaient de s'y développer (souvent à grand renfort de chancellerie et donc de denier public) ... Cherchez le "bug" !
En économie comme en d'autres sujets, nous faisons preuve d'une absence de réalisme confondante ...
a écrit le 20/02/2011 à 9:55 :
Surtout ne soyons pas naïfs et optimistes avec les américains experts en procédures pour vendre du made in usa. La qualité du produit et un prix inférieur ne les préocupent pas. Attendons nous encore à de longues procédures malheureusement.

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