DCNS : pourquoi le mégacontrat LEX sur la modernisation des frégates saoudiennes est bloqué

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(Crédits : AFP)
Ce contrat négocié d'Etat à Etat, via ODAS, fait l'objet de dissensions au sein du conseil d'administration de cette société. DCNS souhaiterait qu'ODAS accorde sa garantie sur les travaux réalisés par son partenaire saoudien pour limiter ses risques. Les autres actionnaires, dont EADS, ne sont pas d'accord.

C'est l'histoire d'un contrat d'un milliard d'euros environ plusieurs fois attendu... mais jamais signé malgré la visite éclair en novembre 2012 de François Hollande en Arabie saoudite. Le contrat LEX (Life Extension Sawari 1), portant sur la modernisation de quatre frégates de classe Al Medinah et de deux pétroliers-ravitailleurs de classe Boraida mis en service en 1985-1986 (contrat Sawari I), aurait pu être le premier gros contrat du président socialiste. Cela n'a pas encore été le cas. Pourquoi ? Selon des sources concordantes, le camp français est divisé au sein de la société ODAS. Ce contrat d'Etat à Etat passe par cette société, qui a été créée à la demande de l'État français pour contribuer à développer les exportations dans le domaine de la défense, de la sécurité et des hautes technologies essentiellement en Arabie saoudite. Son actionnariat rassemble, aux côtés de l'État, une dizaine de grands groupes de défense français, dont DCNS, Thales, EADS France, MBDA France, Nexter, Dassault Aviation ainsi que la banque Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (ex-Calyon).

Le camp français divisé

C'est au sein du conseil d'ODAS que le camp français est divisé. Car DCNS souhaite obtenir la garantie de cette société sur la partie des travaux, laquelle sera réalisée par le chantier naval saoudien, le groupe Zamil, associé à ce contrat par DCNS. Pour le groupe naval, ce contrat est une première de ce type en Arabie Saoudite. Il va devoir créer une structure industrielle à Djeddah sur les bords de la Mer Rouge dans un environnement local peu développé dans ce domaine d'activité. En outre, la remise en état des navires sera compliquée. Du coup, l'enjeu pour DCNS sera de maîtriser les coûts de production et les délais dans un environnement peu connu par le groupe. D'où la volonté de ne pas perdre sa chemise sur un un contrat à risques.

Mais au sein du conseil, d'autres actionnaires, dont EADS France, ne l'entendent pas de cette oreille, selon des sources concordantes. Pas question qu'ODAS accorde sa garantie sur les travaux réalisés par le groupe Zamil. "Ce n'est pas le rôle d'ODAS", explique-t-on à La Tribune. D'où le blocage du contrat. Une situation qui pourrait toutefois se dénouer à la faveur d'un arbitrage de l'Etat. D'autant que François Hollande doit dans les prochaines semaines retourner à Ryad. Selon un très bon observateur du pays, l'Arabie saoudite serait en train de desserrer l'étau sur les contrats français, qui s'entassent sur le bureau des proches du Roi. Le contrat LEX pourrait être signé prochainement tout comme une nouvelle commande en faveur de Thales portant sur la logistique des missiles Crotale (défense aérienne). La raison ? La convergence de vue entre Paris et Ryad sur le dossier de la Syrie n'est pas étranger au réchauffement des relations franco-saoudiennes après la période glaciale du quinquennat de Nicolas Sarkozy. "Ryad a pris le temps de se faire une idée des nouveaux responsables politiques français", explique ce connaisseur du royaume.

Guerre d'influence

Au-delà des guerres intestines au sein du conseil d'ODAS, il existe également une véritable lutte d'influence en coulisse en Arabie saoudite entre Français, qui jouent sur les différents membres de la famille royale pour faire avancer leurs affaires, voire faire trébucher les concurrents français. ODAS, tout comme Thales et DCNS, entretiennent ainsi de bonnes relations avec le ministère de la Défense saoudien, notamment avec Khaled ben Sultan ben Abdelaziz Al Saoud, vice-ministre de la Défense de l'Arabie saoudite, qui est le fils de l'ancien ministre de la Défense décédé en 2011, Prince Sultan bin Abdulaziz, le demi-frère du roi. De leur côté, EADS et MBDA entretiennent quant à eux des liens étroits avec le fils du roi Abdallah, le prince Mutaib bin Abdullah, patron de la Garde nationale, qui est l'armée privée du roi.

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a écrit le 02/03/2013 à 19:17 :
Je croyais que le socialisme prévoyait une abstention dans tout ce qui est genre trafic d'armes légales, ingérences dans les affaires extérieures etc. Depuis le début du quinquennat on est dans une politique d'ultra droit libérale avec gros contrats d'armements (je n'ai rien contre à titre personnel, l'armement d'Etat etant nécessaire); Je m'inquiète juste du silence assourdissant des braves-gens-de-gauche qui hurlaient dès que Sarkozy faisait une timide "Françafrique" que c'était un scandale national et là, c'est 100 fois pire avec Mr Hollande et côté brave gens de gauche on entend rien, à croire qu'ils ont été "médusés", version grecque antique par la contradiction schizophrène dans laquelle ils sont avec leur "chef de guerre".
a écrit le 28/02/2013 à 8:52 :
Que les Saoudiens s'adressent aux Italiens ou aux Grecs pour construire leurs navires de gue
rre...Ou encore à la Norvège...Entre "pétroliers",ils devraient pouvoir s'entendre...?
a écrit le 27/02/2013 à 14:39 :
A l'Interntional il y a moins d'entreprises Olé-Olé, que d'entreprise competentes tout repose sur le savoir faire de l'encadrement, et ce que l'on veut faire.
Ce que je peux lire plus haut est de la frilosité, et à un manque de capacité à oser.
S'installé à Jeddah c'est gagner d'autres marchés
a écrit le 27/02/2013 à 14:28 :
Accorder une garantie sur les travaux d'une autre entreprise, c'est inciter cette autre entreprise à bâcler le travail. Un contrat d'un milliard, ok, mais si c'est pour que les couts explosent et que le contrat ne soit pas rentable alors autant abandonner.
a écrit le 27/02/2013 à 12:18 :
Ils ont raison d' avancer avec des pincettes . Les modifs doivent étre effectuées la bàs avec des entreprises
olé-olé, par contre le garant c' est DCNS.....? j' imagine le c'est pas moi...c'est toi.
a écrit le 27/02/2013 à 11:23 :
Le plus simple serait de donner la garantie du contribuable français. FH peut le faire. Ainsi les rétrocommissions pourraient être versées, maintenant.
Réponse de le 28/02/2013 à 8:49 :
S'il y a des sous-commissions en perspective,il faut tout arrêter tout de suite...A mon avis,
les Saoudiens attendent que la France passe une coopération avec eux pour construire tous les navires dont leur marine aurait besoin...
a écrit le 27/02/2013 à 10:54 :
Donc si je comprends bien, au sein d'un MÊME conseil d'administration d'une telle entreprise, crée à l'origine pour éviter les errements et erreurs du passé ( suivez mon regard ) on a encore des gens qui ne trouvent rien de mieux à faire que de jouer chacun de son côté avec son propre réseau...L'affaire des frégates de Taiwan ne leur a pas suffit ? C'est vrai que ce sont les contribuables qui paient les pots cassés.
Réponse de le 28/02/2013 à 8:46 :
Depuis l'affaire des frégates de Cherbourg,qu'est-ce que Israël achète comme navires de sa marine de guerre?Les Russes ont acheté du matériel "dernier cri",mais à quel prix...?Est-
ce que ça ne conviendrait pas à l'Arabie Saoudite?Je suppose que si on passe un accord
de construction de frégates avec ce pays,il y en a qui pourraient en prendre ombrage:USA,
Israël,voire la Turquie...Des accords avec l'Inde,OK...Mais pas plus...La sinistre affaire de
Karachi a montré qu'on ne peut pas faire confiance à tout le monde...
a écrit le 27/02/2013 à 8:56 :
Comme d ' hab , un cafouillage a la Francaise qui nous fait passer pour des branquignols et qui nous fait perdre des contrats!
Réponse de le 27/02/2013 à 10:08 :
Si c'est pour se faire avoir comme avec la vente des chars Leclerc 1ère version,autant laisser
laisse les choses se "décanter"...Tout l'équipement et la "modernisation" des chars a éré
payé par les contribuables français...!!Et pourquoi pas faire des contrats de leasing plutôt que des contrats de vente...?Quand le matériel ne convient plus,on le revend;et on propose du neuf...
Réponse de le 27/02/2013 à 10:17 :
Cela parait incroyable. L'Etat a des participations dans toutes ces entreprises et un client important pour chacun d' eux. Au lieu de partir "en meute" pour récupérer un maximum de contrat à l'export, on a l'impression de se "bouffer" entre nous. Incroyable ...
Réponse de le 27/02/2013 à 13:09 :
Il y a des offres certainement différentes d'un groupe à l'autre...Ce qui fait que-si un groupe
se fait retoquer-rien n'est encore perdu tout-à-fait...Mieux vaut jouer les négociations groupé
que voir les Saoudiens "surfer" de l'un à l'autre et en faisant de l'oeil aux Américains dans le
même temps...Ils aiment la "tchatch" et repasser plusieurs fois le même plat en espèrant
que le prix baissera pour eux.

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