Quand les Canteloup suisses se moquent des forces aériennes helvétiques

latribune.fr avec l'AFP

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Un avion d'Ethiopian Airlines effectuant un vol Addis Abeba-Rome a été détourné en début de semaine sur Genève par son copilote qui a été arrêté dès l'atterissage.
Le copilote, Hailedemin Abera Tagegn avait profité de l'absence du commandant de bord, qui s'était rendu aux toilettes, pour s'enfermer dans le cockpit. Il n'était pas armé et a déclaré qu'il se sentait "menacé" dans son pays pour ensuite demandé l'asile politique à la Suisse.
C'est lui-même qui a déclenché l'alerte au détournement d'avion sur le transpondeur de l'appareil qui permet au contrôle aérien d'identifier l'avion.
Détourné trop tôt lundi matin, les forces aériennes suisses ne sont pas intervenues car "à la suite des restrictions budgétaires et de personnel, elles ne sont pas opérationnelles la nuit et les week-ends", a expliqué Laurent Savary, porte-parole de l'aviation militaire suisse. L'appareil a été escorté par des chasseurs Eurofigher de l'armée de l'air italienne jusqu'à la frontière suisse puis par deux Mirage 2000 français jusqu'à son atterrissage.
La Suisse s'appuie sur des accords de police aérienne avec ses voisins, en particulier la France.
Une étude est en cours pour une capacité d'intervention aérienne suisse mais uniquement à l'horizon 2020. Celle-ci serait liée à l'acquisition de nouveaux appareils Gripen suédois, décidée par le gouvernement et le parlement, mais dont le financement est remis en cause par une initiative populaire qui sera soumise au vote en mai. Selon un sondage diffusé lundi, 53% des Suisses s'opposeraient à cette dépense.
Sur les ondes de la Radio Télévision Suisse, l'humoriste Lausannois, Vincent Kucholl, le "Canteloup suisse", nous explique pourquoi les avions de chasse suisses n'ont pas pu intervenir durant le détournement d'avion de lundi et pourquoi il faut voter en mai prochain pour le Gripen.
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