Le Gripen de Saab dans les turbulences d'un référendum en Suisse

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(Crédits : Reuters)
Les Suisses vont voter le 18 mai prochain contre le financement de l'avion de combat suédois. Un vote qui pourrait annuler l'achat controversé du Gripen par Berne.

C'est un très beau succès des opposants en faveur de l'achat d'un avion de combat par la Suisse. Près de 100.000 Suisses, soit environ le double des 50.000 signatures requises, ont signé en trois mois en faveur d'un référendum contre l'achat d'un nouvel avion de combat et leur demande a été déposée le 14 janvier auprès du gouvernement, le référendum pouvant se tenir le 18 mai prochain. Cette procédure vise à empêcher l'achat de 22 Gripen du constructeur suédois Saab, un projet décidé par le gouvernement en 2011 et validé l'année dernière par le parlement.

Du fait de la décision parlementaire, les opposants, des membres de la gauche, des verts et des anti-militaristes ne pouvaient s'opposer directement à la commande. Ils ont donc choisi de rejeter la loi prévoyant son financement, en moyenne 300 millions de francs suisses (245 millions d'euros) ponctionnés sur le budget de l'armée pendant 10 ans, pour une facture totale annoncée de 3,12 milliards de francs suisses. Les opposants dénoncent également le fait que la version du Gripen retenue est encore en cours de développement et n'existe pas.

Saab dans la campagne ?

L'alliance anti-Gripen n'a pas manqué d'épingler la "nervosité" des milieux favorables au nouvel avion de combat qui acceptent que Saab s'immisce dans la campagne. Les dons d'une entreprise d'armement étrangère n'ont rien à faire dans une campagne de votation suisse, d'après le comité "non aux milliards pour des avions de combat".

Au total, 166 Gripen sont déjà en service dans le monde, dont 100 en Suède, 26 en Afrique du Sud où des soupçons de corruption planent encore, 14 en République Tchèque, 14 en Hongrie et 12 en Thaïlande, selon des chiffres communiqués par le constructeur. Des appareils pour la plupart prélevés dans les stocks de l'armée de l'air suédoise (Hongrie, République Tchèque et Thaïlande) et dont certains ont fait l'objet d'un contrat de leasing (jusqu'en 2026 pour la Hongrie et jusqu'en 2015 pour la République Tchèque).

De nouvelles ventes d'occasion ?

La Suède disposerait d'environ une cinquantaine d'appareils de première génération (JAS 39A) en stock qui sont proposés sur le marché export, notamment en Malaisie (leasing) ou en Thaïlande (six appareils supplémentaires). Ce serait aussi le cas en Bulgarie (16 appareils), en Hongrie (10 appareils supplémentaires), en République Tchèque (12 appareils supplémentaires) et en Croatie (12).

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Commentaires
a écrit le 22/01/2014 à 14:22 :
...opposants en faveur de...
Gasp!
a écrit le 21/01/2014 à 23:13 :
Ça sent les votes négatifs en...Rafale !!!!!
Waf, Waf, Waf !!!
Réponse de le 22/01/2014 à 8:16 :
Joli jeu de moits. Profitez-en, mais au moins en Suisse, on peut donner son avis contrairement à la dictature Française. Des votes négatifs, oui, il y en aura. Par contre ce qui joue contre les opposants à un avion de combat est la présence du GSSA (qui milite pour la suppression de l'armée), et qui a accusé un cuisant revers aux dernières "votations".
a écrit le 21/01/2014 à 23:10 :
Les suisses ont tort de refuser ces beaux avions car c est un pays menacé.
Le Lichtenstein et le Comté de Savoie ont formé une Alliance pour envahir la Suisse !!!
a écrit le 21/01/2014 à 16:31 :
A nos amis suisses c'est l'ADAC Allemande qui a certifié le Grippen ..
Réponse de le 21/01/2014 à 19:34 :
Excellent! Étonnant dans ces cas-là que le Typhoon ne soit pas sorti vainqueur! :)
a écrit le 21/01/2014 à 14:53 :
N'y a t il pas une différence entre "referendum" et "votation" ? au sens ou la décision issue du 2° mode n'engage pas le gouvernement ?
Réponse de le 21/01/2014 à 15:54 :
Non, la Suisse n'est pas la France: on vote à l'occasion d'un référendum, et le gouvernement obéit au peuple souverain.
Réponse de le 21/01/2014 à 16:46 :
A la différence de la France qui ne respecte pas son peuple, chaque fois que le peuple suisse vote (que cela soit un référendum, une votation ou une élection), la décision A FORCE DE LOI.

Aucun "politicard" ne peut faire autrement que de suivre l'avis du peuple. La Suisse diffère en cela de certaines république bananières où l'on demande l'avis du peuple pour ensuite décider de faire tout le contraire!
Réponse de le 22/01/2014 à 8:26 :
Le référendum est une proposition devant recueiilir un certain nombre de signatures afin de s'opposer à un projet de loi. Le gouvernement peut proposer à ce moment un contre-projet. L'un et l'autre peuvent passer devant le peuple pour "votation" à moins que l'un ou l'autre ne soit retiré avant par le groupe initiant. Finalement, il y a l'initiative, qui est un projet soumis par "le peuple", généralement avalisée si respectueuse du droit Suisse, et qui est soumise en "votation". Cette dernière doit recuillir la majotiré des voix du peuple (50.1% des votants) et la majorité des cantons (13 / 23).
Réponse de le 22/01/2014 à 8:26 :
Le référendum est une proposition devant recueiilir un certain nombre de signatures afin de s'opposer à un projet de loi. Le gouvernement peut proposer à ce moment un contre-projet. L'un et l'autre peuvent passer devant le peuple pour "votation" à moins que l'un ou l'autre ne soit retiré avant par le groupe initiant. Finalement, il y a l'initiative, qui est un projet soumis par "le peuple", généralement avalisée si respectueuse du droit Suisse, et qui est soumise en "votation". Cette dernière doit recuillir la majotiré des voix du peuple (50.1% des votants) et la majorité des cantons (13 / 23).

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