La Chine discute d'une méga-commande de 150 Airbus

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La commande porterait sur des A330, des A320 et des A350.
La commande porterait sur des A330, des A320 et des A350. (Crédits : Reuters)
Une commande d'au moins 14 milliards d'euros pourrait être signée la semaine prochaine, lors de la visite du président chinois en Europe. L'occasion de relancer les relations commerciales, après une année tendue entre Pékin et le vieux continent.

En froid, l'Union européenne et la Chine ? Si l'on en croit des sources proches du dossier, Pékin pourrait annoncer acheter au moins 150 Airbus - pour un montant qui dépasserait les 20 milliards de dollars (14 milliards d'euros) - lors de la visite du président Xi Jinping la semaine prochaine en Europe.

La commande porterait sur des A330, des A320 et des A350. Mais les négociations se poursuivent et le volume de la commande pourrait encore évoluer, ont souligné ces sources.

Ouverture d'une deuxième usine Airbus en Chine ?

Ces discussions s'inscrivent dans le cadre d'un accord plus large susceptible de relancer les relations commerciales entre la Chine et l'Europe après une année difficile. Elles porteraient également sur la possibilité d'ouverture par Airbus d'une deuxième usine en Chine, dédiée à l'aménagement des cabines des A330, cinq ans après la première usine d'assemblage de l'avionneur hors d'Europe, à Tianjin, où sont assemblés des A320.

Les deux parties pourraient par ailleurs décider de débloquer l'acquisition de 27 Airbus A330, gelée par la Chine en raison d'une récente querelle avec l'Union européenne sur des questions environnementales.

"La visite en Europe du président Xi Jinping (...) va certainement promouvoir le développement des relations entre la Chine et l'Union européenne", a déclaré Hong Lei, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères en réponse à une question sur la possibilité d'une commande. "Il s'agira de développer les relations tous azimuts."

Déconnecter les dossiers industriels des relations diplomatiques

Xi Jinping doit participer le 24 mars au sommet sur la sécurité nucléaire à La Haye. Pour sa première tournée en Europe, il se rendra dans quatre pays dont la France et l'Allemagne et d'autres contrats industriels devraient être signés à cette occasion.

Pékin a dans le passé eu tendance à équilibrer ses achats d'avions entre les deux grands constructeurs mondiaux, Airbus et Boeing, notamment pour ce qui est des monocouloirs, comme l'A320 et le Boeing 737, les plus utilisés pour les dessertes intérieures.

Plus récemment, la Chine a donné l'impression de vouloir déconnecter les dossiers industriels des relations diplomatiques, un nombre croissant de commandes étant annoncé indépendamment des rencontres officielles entre dirigeants. Une tendance qui a effectivement de quoi ravir Airbus.

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Commentaires
a écrit le 10/08/2014 à 22:08 :
Estés desdeñes desde
a écrit le 02/04/2014 à 12:55 :
Si c'est vrai, est-ce que la Chine compte booster le consortium européen au grand détriment de Boeing ? et si c'est le cas, oh quelle merveilleuse nouvelle !!
a écrit le 20/03/2014 à 2:48 :
Ou un bon moyen pour la Chine de rappeler à ses partenaires européens qu'elle soutient la Russie et pourrait ne pas signer ce type de contrats à l'avenir si on poussait le bouchon trop loin.
Réponse de le 20/03/2014 à 8:01 :
Cette nouvelle nous montre que l'Europe n'a aucun intérêt à suivre aveuglément le comportement belliqueux des USA. Il faut impérativement accroître notre coopération avec la Russie. Grace à elle, nous pourront avoir accès plus facilement au marché de la Chine, et grâce à la Chine, maintenir de bonnes relations avec la Russie. L'équilibre de la prospérité et de la paix dans le monde en dépend. La Russie n'a aucun intérêt à envahir l'Europe comme on veut nous le faire croire. Ni Staline ni Hitler n'ont d'ailleurs réussi. Faut arrêter de croire au croque mitaine.
Réponse de le 02/04/2014 à 12:57 :
Même pas la Russie a aucun intérêt à envahir l'Europe. Si l'on analyse les faits historiques, même les invasions soviétiques étaient pour contrer l'avance américain en Europe de l'est. Avec un "ami" comme les US, l'Europe n'a plus besoin d'ennemis.
a écrit le 19/03/2014 à 20:22 :
Tout ça de dollars en moins sur la planète. Bonne nouvelle.
a écrit le 19/03/2014 à 19:09 :
Sans nul doute avec des intéressants (pour eux, qui sont patients et ne regardent pas à échéance d'un mandat électoral ou au Conseil d'Administration d'EADS) transferts de technologie... attention.
Réponse de le 19/03/2014 à 22:05 :
"Le jour ou la chine se réveillera, le monde tremblera"
Quand on se réveillera nous, ça sera trop tard pour trembler.

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