Les Emirats Arabes Unis achètent deux satellites espions à Airbus et Thales

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Les Emirats Arabes Unis ont acheté des ses satellites d'observation à Airbus Space Systems et Thales Alenia Space
Les Emirats Arabes Unis ont acheté des ses satellites d'observation à Airbus Space Systems et Thales Alenia Space (Crédits : Astrium)
Airbus Space Systems (maître d'oeuvre) et Thales Alenia Space ont signé un nouveau contrat avec Abu Dhabi portant sur la vente de deux satellites d'observation dans le cadre du programme Falcon Eye.

Airbus Space Systems (maître d'oeuvre) et Thales Alenia Space (TAS) ont signé en fin de semaine dernière à Londres un nouveau contrat avec les Emirats Arabes Unis (EAU) portant sur la vente de deux satellites d'observation (programme Falcon Eye), selon plusieurs sources concordantes. C'est pratiquement un an jour pour jour, le même contrat qui avait été signé à Abu Dhabi en juillet 2013 en présence du ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian et du prince héritier d'Abu Dhabi, Sheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan. "On va converger et le contrat va être signé très rapidement", avait-on expliqué à La Tribune il y a dizaine de jours. C'est désormais dans la poche. "Le contrat Falcon Eye est signé", indique-t-on à La Tribune.

Airbus et TAS visent de préférence une mise en vigueur du contrat évalué à 700 millions d'euros (50-50 entre les deux industriels) d'ici à la fin de l'année mais ils n'excluent pas que le processus n'aboutisse qu'en début d'année prochaine.

Washington balade Paris

Une nouvelle fois, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, a beaucoup œuvré en coulisse pour que le contrat signé en juillet dernier entre les deux industriels et Abu Dhabi soit enfin confirmé. Mais les négociations ont également été compliquées par les rivalités internes aux Emirats en vue de s'approprier les questions spatiales.

Mais, au final, les industriels ont écarté un a un tous les obstacles. Sous-entendu, toutes les clauses, notamment celles portant sur les composants américains - réglementation international traffic in arms regulations (Itar) -, qui avaient compliqué le premier contrat signé, ont été traitées et sont derrière les négociateurs. Appliquant sa réglementation Itar, Washington avait beaucoup baladé Paris sur le sujet. Résultat, la mise en vigueur n'avait pu être actée avant l'expiration fin janvier de la validité du contrat.

De nouvelles négociations

Avec l'expiration de la validité du contrat, la France a dû à nouveau renégocier avec Abu Dhabi. Ce qui a permis aux Emiratis de revenir à la table de négociations avec de nouvelles exigences, dont certaines étaient considérées comme "léonines" par la partie française, notamment de nouvelles garanties demandées par Abu Dhabi ainsi que de nouvelles règles d'arbitrage en cas de litiges. Les négociateurs émiratis ont également voulu renégocier le prix. De bonne guerre dans une négociation.

Après une période compliquée entre la France et les États-Unis au début de l'année, les Emirats Arabes Unis avaient finalement repris début avril les discussions avec Airbus Space Systems et Thales Alenia Space pour l'achat de deux satellites espions de type Pléiades.

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Commentaires
a écrit le 29/07/2014 à 11:37 :
J'espère que ce n'est pas pour espionner Israël, la seule démocratie de la région, respectueuse des droits de l'homme, amen
Réponse de le 29/07/2014 à 13:16 :
On les surveille à partir du Liban.
Réponse de le 30/07/2014 à 2:46 :
Elle vous surveille depuis très longtemps et bien avant vous crois moi
a écrit le 28/07/2014 à 19:28 :
Est-ce que cet achat était-il un cadeau des Américains, les grands patrons du commerce d'armes avec les chics Sheiks, à la France pour ses sanctions contre la Russie ? ou pour avoir envoyé deux Rafales aux Pays Baltiques ?
Réponse de le 29/07/2014 à 13:10 :
4 rafales.
Mise à jour nécessaire, contactez l'administrateur. Merci.
Les pays sont baltes et la Mer est Baltique.
a écrit le 28/07/2014 à 16:58 :
Belle réussite de l'industrie française,oui il faut le dire ,messieurs les rosbifs et les ricains ,le peuple français vous fait un bras d'honneur et votre entreprise savamment orchestrée de diabolisation nous renforce au lieu de nous affaiblir,on n'aime pas le racket
Réponse de le 28/07/2014 à 17:05 :
TAS est Italien...
Réponse de le 28/07/2014 à 17:40 :
TAS est italien à 33%... ADS n'est pas français à 100% non plus! Mais c'est bien un contrat soutenu par la France et le travail reviendra aux entreprises françaises
Réponse de le 28/07/2014 à 18:02 :
TAS est français : filiale à 67 % de Thales et à 33 % et Finmecannica
Réponse de le 28/07/2014 à 18:22 :
TAS est à détenu à 67% par Thales.
Réponse de le 28/07/2014 à 21:20 :
L'essentiel du travail sera réalisé à Cannes et à Toulouse. Pas en Italie...
a écrit le 28/07/2014 à 9:36 :
La première phrase ne veut rien dire, c'est à croire que vous ne relisez jamais un seul article
Réponse de le 28/07/2014 à 9:47 :
ah. un français s'exprime (un geignard, quoi).
Réponse de le 28/07/2014 à 12:12 :
Plus de 3 mots dans une phrase et vous êtes perdu? A moins que l'auteur n'ait suite à votre remarque corrigé son article, auquel cas je retire ma réponse sarcastique...
Réponse de le 28/07/2014 à 13:07 :
@ @h : oui, je confirme, il y a une reformulation. Dans sa version précédente, l'article commençait par une phrase un peu "confuse".
a écrit le 28/07/2014 à 9:15 :
bravo pour la persévérance.

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