Airbus : l'heure "H" a sonné pour un avion à hydrogène
Fabrice Gliszczynski
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Airbus sort du bois. Alors que le débat fait rage en France sur la manière de réduire l'impact environnemental du transport aérien entre les tenants d'une taxation lourde pour limiter le trafic et les partisans de l'aviation, convaincus eux par la capacité d'innovation des industriels de l'aéronautique à concevoir un avion propre et maintenir ce mode de transport déterminant pour l'économie mondiale, le constructeur aéronautique européen s'est officiellement lancé ce lundi 21 septembre dans la course à l'avion à hydrogène. Objectif : être le premier constructeur aéronautique mondial à mettre en service d'ici à 2035 un tel avion qui émettrait, non plus du dioxyde de carbone (CO2), comme c'est le cas aujourd'hui avec le kérosène, mais de la vapeur d'eau. Une planche de salut pour l'aviation, laquelle, même si elle ne représente que 2 à 3% des émissions mondiales de CO2, est prise en grippe par une partie de la population, essentiellement en Europe.
Pour le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari, « c'est la meilleure réponse à cet 'aviation-bashing' qu'on observe depuis plusieurs mois ».
Fabrice Gliszczynski
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