Airbus : l'heure "H" a sonné pour un avion à hydrogène

 |  | 1330 mots
Lecture 7 min.
(Crédits : DR)
Alors que la pression environnementale sur l'aviation ne cesse de s'accentuer en Europe et en France en particulier, l'avionneur européen s'est lancé officiellement dans la course à l'avion à hydrogène en promettant un avion d'au moins 100 places totalement décarbonné d'ici à 2035. Ce qui constituerait un saut technologique colossal, encore plus important que le passage à l'aviation pressurisée et aux moteurs à réaction après la deuxième guerre mondiale.

Airbus sort du bois. Alors que le débat fait rage en France sur la manière de réduire l'impact environnemental du transport aérien, entre les tenants d'une taxation lourde pour limiter le trafic et les partisans de l'aviation - convaincus eux par la capacité d'innovation des industriels de l'aéronautique à concevoir un avion propre et maintenir ce mode de transport déterminant pour l'économie mondiale -, le constructeur aéronautique européen s'est officiellement lancé ce lundi 21 septembre dans la course à l'avion à hydrogène. Sa capacité annoncée est de plus de 100 places. Objectif : être le premier constructeur aéronautique mondial à mettre en service d'ici à 2035 un tel avion qui émettrait, non plus du dioxyde de carbone (CO2), comme c'est le cas aujourd'hui avec le kérosène, mais de la vapeur d'eau. Une planche de salut pour l'aviation, laquelle, même si elle ne représente que 2 à 3% des émissions mondiales de CO2, est prise en grippe par une partie de la population, essentiellement en Europe.

« Il s'agit d'un moment historique pour l'ensemble du secteur de l'aviation commerciale, et nous entendons jouer un rôle de premier plan dans la transition la plus importante que notre industrie ait jamais connue. Notre vision d'un avenir "zéro-émission" pour l'aviation est audacieuse, et les concepts que nous dévoilons aujourd'hui livrent au monde un aperçu de notre ambition en la matière », a déclaré Guillaume Faury, CEO d'Airbus. « Je suis convaincu que l'hydrogène, utilisé aussi bien dans les carburants synthétiques que comme source d'énergie primaire, peut permettre de réduire significativement...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/09/2020 à 10:37 :
L'énergie contenue dans l'Hydrogène est connue depuis très longtemps (c'est autrement plus sérieux que les délires éoliens!). Mais si elle n'a pas été employée en aéronautique depuis tout ce temps, c'est qu'il y a de bonnes raisons. l'H2 pose des problèmes techniques incroyablement complexes et... dangereux: viscosité nulle, (fuites de réservoirs) faible densité obligeant à des réservoirs énormes, stockage à - 250 degrés, risques d'explosion du gaz H2, etc...) Donc, restons calmes !!!
a écrit le 22/09/2020 à 9:57 :
La covid serait-elle une machination pour faire obtenir des états des financements, certaines elites ayant constaté au dernier moment, face au mur, que aucun autre moyen qu'un choc artificiel pouvait contraindre les peuples à accepter sans moufter (c'est pour les sauver) un endettement colossal, en fait jamais vu si ce n'est après guerre, mais après guerre il y avait l'espoir rationnel d'un boum économique du aux technologies de laboratoires prêtes à être industrialisées et donc une croissance à même d'effacer cette dette avec en particulier de l'inflation supportable quand dans le même temps les salaires augmentent, tout ceci est un tout, un paradigme, un modèle économique qui n''est pas du tout le contexte actuel.

Le réchauffement à lieu à une vitesse beaucoup plus rapide que modélisée, c'est une mesure d'urgence prise au pied du mur du réchauffement. C'est la raison pour laquelle Macron a dérapé en parlant de guerre, c'était un lapsus, nous sommes passés en mode d'économie de guerre (administrée, retour du plan Marshall).

Il s'agissait également de faire accepter la déroute sur le plan des emplois en les mettant sur le compte du sauvetage de la population face à un virus mystérieux ayant vu le jour non loin d'un laboratoire non moins mystérieux...
a écrit le 22/09/2020 à 9:53 :
Toutes ces technologies " vertes" masquent le principal problème des transports.
Il faut des quantités phénoménales d'énergie pour construire les machines, les infrastructures et la production de carburant.
Le problème, ce sont les transports en général et la mondialisation en particulier.
Quant à parler de transports, il y a aussi le transport des données et leur stockage qui consomment une énergie de dingue.
Conclusion, comme personne ( et surtout pas not'president) renoncera à un progrès technologique un tant soit peu régulé, le Monde de demain sera dans un premier temps pénible, puis insupportable et finalement invivable. A cet éclairage, on comprend que certains lorgnent vers des espaces lointains.
a écrit le 22/09/2020 à 9:47 :
vous semblez oublier que 2035 est un bon horizon dans la mesure ou c'est aussi a peu près celui du début de la pénurie de pétrole et je gagerai bien que cela est la réflexion de fond ,tant mieux au moins le covid aura eu ce seul effet bénéfique .
a écrit le 22/09/2020 à 9:37 :
En général on parle du produit après sa sortie mais là on en parlera "longtemps" longtemps... avant parce que l'on n'en parlera plus après!
a écrit le 22/09/2020 à 8:34 :
Dès la deuxième des cinq ou six crises du pétrole que l'on a connues depuis la guerre du Kippour, les constructeurs automobiles allemands ont à chaque fois juré leurs grands dieux qu'ils travaillaient sur la voiture á hydrogène, en révélaient un prototype solennellement remis au chancelier du jour et assuraient que la grande série non polluante serait pour "incessamment sous peu", voire même avant, pour peu qu'on renonçât à museler les plus grosses de leurs berlines à huit cylindres et plus. Et cela a marché, ils construisent toujours des huit cylindres. Airbus, à moitié allemand, fait pareil...
a écrit le 22/09/2020 à 8:23 :
Quand on voit que nos milliardaires européens se vautrant sans arrêt dans la facilité rentière à savoir le dumping social, fiscal et environnemental, quand on voit l'UE s'être faite totalement dépasser dans tous les domaines technologiques qu'il soit, quand on voit que le CICE ne fait qu’engraisser encore plus leurs paradis fiscaux, le scandale de la Bundesbank impliquée dans l'argent le plus sale qu'il soit, on a du mal à y croire à cette énième annonce.
a écrit le 22/09/2020 à 6:08 :
Brûler de l'hydrogène dans un réacteur ou une turbine ne semble pas insurmontable.... Par comptes produire de l'hydrogène vert ( sans rejet polluants) n'est pas gagnier....
a écrit le 22/09/2020 à 5:43 :
En 2035, les poules auront des dents en platine.
a écrit le 22/09/2020 à 3:16 :
Effet d'annonce, du vent.
a écrit le 21/09/2020 à 23:24 :
"Objectif : être le premier constructeur aéronautique mondial à mettre..." BLA BLA BLA BLA BLA ça n'arrivera JAMAIS, airbus ne mettra jamais un tel avion en service avant les autres constructeurs... vous verrez, quand on sera en 2035, il vont décaler le truc et ce sera pour 2050 et ainsi de suite...
a écrit le 21/09/2020 à 23:08 :
Qui osera monter dans ce pétard volant ? Pensez aux beaux feu d'artifices Zeppelin Endinbourgh, quelques fusées, Challenger... L'hydrogène n'est pas compatible avec l'exigence de sécurité des vols.
a écrit le 21/09/2020 à 20:49 :
Et la production d’hydrogène se fera naturellement sans émissions de CO2...
Ca ou de la poudre de perlimpinpin !

L’hydrogène s’obtient
- soit par électrolyse au prix d’un rendement abominable avec de l’électricité produite par le nucléaire ou des centrales à énergies fossiles.
- soit à partir de gaz naturel que l’on décarbonne (donc émissions de CO2).

A quand un article prenant en compte la totalité de la filière énergétique ?
Réponse de le 21/09/2020 à 21:40 :
@Pierre, vous avez raison. C'est comme le train, il faut prendre en compte le CO2 émis pour construire les voies, les ponts, les ouvrages d'art en général, percer des tunnels,... avant de dire qu'il pollue moins que l'avion. L'avion c'est une piste à l'aller et une au retour....
Réponse de le 21/09/2020 à 23:39 :
le rendement global aujourd'hui est de 0,6 et ce n'est pas le problème quand la ressource est inépuisable . Le rendement des moteurs à pistons n'est pas la référence car là on prélève sur les réserves de pétrole en pure perte .
De plus les électrolyseurs progressent à grande vitesse . Si on veut laisser une espérance aux générations futures c'est avec l'hydrogène , disponible partout et donc pour tous , que l'on doit pourra maintenir un niveau de vie élevé .
Réponse de le 22/09/2020 à 11:13 :
Un rapport récent de l'ADEME, janvier 2020, indique que le rendement de l'hydrogène en considérant la totalité de la chaîne était de 25% et non de 60% cher Pac !
Par ailleurs, j'ai consulté d'autres analysés qui disent que c'est autour de 20%.
Evidemment, nos industriels aiment à avoir un comptabilité spéciale qui ne compte que certains éléments de la chaîne.
Et même nos politiques: exemple avec une TELSA qui est classée dans les véhicules zéro émission, sauf que lorsqu'on réintéègre la frabication qui est très polluante, on arrive au même niveau qu'une voiture diesel !
Ces tours de passe passe nous mènent dans le mur et nous font gaspiller les dernières ressources à disposition dans 1 société encore a peu près stable.
Réponse de le 22/09/2020 à 11:48 :
Oui mais quand vous décarbonez du gaz naturel ou tout autre combustible fossille le CO2 est enfantin à extraire et vous obtenez après extraction CO2 un hydrogène qui est déjà à plus de 97% de concentration, il suffit donc de squestrer le CO2 ce qui n'est pas réellement un problème. Notez que la production d'hydrogène est le seul cas ou le CO2 est facile à extraire car très concentré contrairement à pratiquement tous les autres processus d'oxydation
a écrit le 21/09/2020 à 20:42 :
le pb actuel c'est pas l'hydrogene, c'est le covid
et pour des avions petite taille ils auront vite embraer et les chinois en face, et bcp moins chers........

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :