Arianespace : 2022, annus horribilis
Michel Cabirol à Kourou
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Ariane 6 sera-t-elle la clé du succès commercial d'Arianespace et de l'Europe spatiale ?
ArianeGroup
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Ariane 6 sera-t-elle la clé du succès commercial d'Arianespace et de l'Europe spatiale ?
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2022, annus horribilis pour Arianespace... La société de commercialisation des systèmes de lancement spatiaux européens (Ariane 5, Vega et Soyuz) est laminée cette année par le souffle de la guerre en Ukraine : le départ des équipes russes opérant Soyuz à partir de la Guyane conjugué à la suspension des lancements de satellites occidentaux en Russie (Baïkonour et Vostotchny) en représailles des sanctions occidentales l'a très fortement pénalisée sur le plan opérationnel. "L'année 2022 ne s'est pas présentée comme on l'aurait imaginé en début d'année", a expliqué la semaine dernière le PDG d'Arianespace, Stéphane Israël en marge du lancement du satellite Konnect VHTS d'Eutelsat. Entre les retards d'Ariane 6, la mauvaise gestion de la transition entre Ariane 5 et Ariane 6 et la guerre en Ukraine, Arianespace, qui n'est pas responsable de la plupart de ces événements, devrait afficher des comptes dans le rouge vif.
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Ainsi, de 15 lancements (quatre Ariane 5, neuf Soyuz, deux Vega/Vega C) prévus début 2022, Arianespace ne devrait finalement en opérer que cinq, dont trois ont déjà été réalisés (deux Ariane 5 et un Soyuz le 3 février quelques jours avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie). En revanche, le tir inaugural de Vega C en juillet était opéré sous la responsabilité de l'Agence spatiale européenne (ESA). Ce sera également le cas pour le vol inaugural d'Ariane 6. D'ici à la fin de l'année, Arianespace doit effectuer deux autres vols : le premier tir commercial de Vega C le 21 novembre (satellites Pléiades 5 et 6) et une Ariane 5 (Meteosat Third Generation et Galaxy 35 et 36). Au final, Arianespace a perdu huit lancements Soyuz (six à Baïkonour et deux au CSG), un lancement Ariane 5 en raison d'un problème de disponibilité des charges utiles, et, enfin, un lancement Vega.
Michel Cabirol à Kourou
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