Après un début d'année catastrophique avec la suspension des lancements sur Soyuz, Arianespace a de quoi retrouver le sourire avec l'annonce d'un contrat hors norme avec le géant américain de l'e-commerce Amazon, fondé par le milliardaire Jeff Bezos. Un contrat qui arrive à pic mais qui ne doit pas non plus masquer les lacunes de l'autonomie de l'industrie des lanceurs en Europe. La société européenne et Amazon ont signé mardi "un contrat de service de lancement sans précédent" à l'occasion de l'International Space Symposium (ISS) de Colorado Springs, aux États-Unis. Soit 18 lancements. Un contrat dont le montant n'a pas été pour le moment communiqué. La constellation Kuiper a pour objectif d'offrir une connectivité internet à large bande, haut débit et à faible latence aux communautés du monde entier.
Si Arianespace a été convié à ce festin spatial, deux autres sociétés américaines ont été sélectionnées par Amazon : la coentreprise entre Boeing et Lockheed Martin, United Launch Alliance (ULA), qui va effectuer 38 lancements et la filiale d'Amazon, Blue Origin, qui va en réaliser 37. Soit jusqu'à 83 lancements sur une période de cinq ans. Ce qui permettra à Amazon de déployer la majorité de sa constellation de 3.236 satellites, a précisé Amazon dans un communiqué, en revendiquant "la plus grande acquisition commerciale de lanceurs de l'histoire".