A défaut de faire engranger de grands contrats dans le domaine de l'armement avec l'Arabie Saoudite (Rafale, avions de mission, satellites d'observation, sous-marins...), Emmanuel Macron doit signer lors de sa visite d'État (du 2 au 4 décembre) - la première depuis celle de Jacques Chirac en 2006 - un partenariat stratégique avec le prince héritier Mohamed Ben Salmane. Ce partenariat stratégique « permettra d'acter une nouvelle ambition, un socle renouvelé entre la France et l'Arabie Saoudite pour les dix prochaines années avec un plan de travail associé », a expliqué l'Élysée. Il s'agit pour la présidence de la République « de poser et d'acter un rehaussement de la relation au niveau d'un partenariat stratégique ». Car la relation entre Paris et Ryad reste erratique, notamment dans plusieurs dossiers liés à la défense.
La visite d'État d'Emmanuel Macron en Arabie saoudite (du 2 au 4 décembre) a suscité de nombreux espoirs parmi les industriels de la défense, qui lorgnent des commandes pour certaines très importantes (Dassault Aviation, Airbus, Naval Group...). Mais, a priori, ce voyage ne sera pas l'occasion de signer ces grands contrats, dont certains sont encore dans des phases préliminaires (sous-marins). Pour l'Élysée, ce n'est donc pas une surprise : Riyad avait prévenu les sherpas que le président avait envoyé à Riyad, qu'aucun contrat dans le domaine de la défense ne serait signé. Et ce en dépit des souhaits de l'Élysée et des coups de bluff de certains sherpas pour forcer la main de Mohamed Ben Salmane (MBS).