Avant le big-bang du New Space, Arianespace fait toujours la course en tête

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En 2018, Arianespace prévoit un nombre record de lancements de satellites (jusqu'à 14).
En 2018, Arianespace prévoit un nombre record de lancements de satellites (jusqu'à 14). (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Arianespace poursuit sa course en tête concernant les lancements de satellites en orbite géostationnaire (GEO). Son PDG, Stéphane Israël, revendique 50% de parts de marché environ.

A la veille de bouleversements majeurs dans le spatial, Arianespace poursuit sa course en tête concernant les lancement de satellites en orbite géostationnaire (GEO). Jusqu'à quand? Nul ne peut encore le prédire mais l'Europe a fait ses choix avec les lanceurs low cost Ariane 6 et Vega C, qui entreront en service en 2020 et 2019. Seront-ils gagnants ? A voir. En tout cas, les actuels lanceurs européens (Ariane 5, Soyuz et Vega) séduisent encore le marché grâce à leur fiabilité et leurs performances opérationnelles et, ce en dépit, des prix pratiqués par Arianespace qui sont plus chers que la plupart de ses concurrents, notamment de SpaceX.

L'an dernier, Arianespace a réalisé un chiffre d'affaires de 1,3 milliard d'euros environ. La société européenne a réussi onze lancements (6 Ariane 5, 2 Soyuz et 3 Vega). Avec "onze lancements réussis depuis le Centre spatial guyanais en 2017, Arianespace est fière d'avoir tenu ses engagements en faveur de ses clients grâce à la fiabilité, la performance et la disponibilité exceptionnelles de sa gamme de lanceurs", a expliqué mardi lors d'une conférence de presse le PDG de la société de services de lancement européen, Stéphane Israël.

Orbite géostationnaire : 50% de parts de marché

Dans ce contexte commercial agressif, Stéphane Israël a revendiqué 50% environ de parts de marché du lancement des satellites GEO avec huit contrats gagnés pour Ariane 5 : Horizons 3e pour Intelsat et SKY Perfect JSAT, un satellite de connectivité globale pour Eutelsat, Global Xpress pour Inmarsat, SES-17 pour SES, Embratel Star One D2 pour Embratel Star One, H2Sat pour le DLR, et, enfin, deux satellites Intelsat dont Galaxy 30 qui partagera sa position haute avec le satellite MEV-2 d'Orbital ATK. Arianespace avait fin 2017 dans son carnet de commandes 30 satellites GEO.

En 2017, Arianespace a signé au total 19 contrats de lancement pour valeur de plus de 1,1 milliard d'euros. Soit six de plus qu'en 2016. Ces contrats représentent 27 nouveaux satellites à mettre en orbite. Arianespace bénéficie d'une activité soutenue sur le marché de la connectivité globale, l'observation de la Terre ou encore la météorologie. La filiale d'ArianeGroup a signé 11 nouveaux contrats de lancements non-GEO par Ariane, Soyuz et Vega, parmi lesquels figurent les premiers contrats pour Vega  C (trois lancements) et pour Ariane 6 (deux lancements pour la constellation Galileo).

Début 2018, le carnet de commandes d'Arianespace atteint cinq milliards d'euros. Soit 58 lancements pour le compte de 29 clients répartis comme suit (en valeur) : 34% institutionnels, 66% commerciaux ; 40% pour des missions GTO et 60% pour  des missions NGTO; 62% pour les télécoms, 24% pour l'observation de la Terre, 7% pour la navigation, et 7% pour la science et la technologie.

2018, une année record sur le plan opérationnel?

En 2018, Arianespace prévoit un nombre record de lancements de satellites. La société de services de lancement aborde cette année sous le signe d'une activité intense avec "jusqu'à 14 lancements", a annoncé Stéphane Israël. Si tous les vols se réalisaient cette année, ce serait un record pour la famille des trois lanceurs d'Arianespace : sept Ariane 5 (cinq lancements doubles commerciaux, dont le premier prévu le 25 janvier pour SES-14 et Al Yah 3 ainsi que deux lancements institutionnels l'un pour la constellation Galileo et la mission d'exploration planétaire BepiColombo pour l'ESA), quatre Soyuz, dont des lancements pour les constellations O3b/SES et OneWeb, et, enfin, trois Vega, qui emporteront un satellite scientifique (ADM Aeolus pour l'ESA) et deux satellites d'observation de la Terre.

Au-delà de 2018, Stéphane Israël a estimé que "les tendances du marché l'an dernier montrent à quel point il est urgent d'aller vers Ariane 6 et Vega C". "Ce qui s'est passé l'an dernier va absolument dans le sens des choix stratégiques faits par l'Europe en 2014", lorsque fut prise la décision de lancer le programme Ariane 6. Selon Stéphane Israël, il y a déjà "une forte demande" pour Ariane 6 et Vega C. Enfin, pour assurer la transition vers Ariane 6 qui sera seule en activité à partir de 2023, la production d'un dernier lot de dix lanceurs Ariane 5 a été engagée. Ils seront lancés entre 2020 et 2022 en parallèle de 14 lancements Ariane 6 (un en 2020, cinq en 2021 et huit en 2022). Ariane 6 sera pleinement opérationnelle en 2023.

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Commentaires
a écrit le 09/01/2018 à 18:19 :
Ils vont finir par nous faire de l'ombre avec leurs satellites...
Deja qu'ils créent des délires à base d'ovnis chez les pilotes...

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