"Il y a de l'argent, beaucoup d'argent" pour aider le secteur aéronautique (Jean-Louis Girodolle, Lazard)
Caroline Bruneau, Aerospatium
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... ds ACE Management), Jean-Louis Thiériot (député LR) et Emmanuel Viellard (directeur général de LISI Group) ont participé à une table-ronde diffusée ce mardi dans le cadre du Paris Air Forum organisé par La Tribune : "Quel accompagnement des banques et des fonds pour les entreprises aérospatiales et de défense françaises?"
Le secteur de l'aéronautique et de la défense française traverse une crise sans précédent par son universalité, qui ne se traduit pas une baisse d'activité, qui atteint 50% pour certains secteurs. Elle est donc beaucoup plus violente que celle de 2001 (25% de baisse d'activité contre 60% en 2020), confirme Emmanuel Viellard, directeur général de Lisi Group, équipementier aéronautique. Pour Marwan Lahoud, président du directoire du fonds Ace Management, il y a eu d'autres crises dans le passé, mais il y a des points positifs dans celle d'aujourd'hui : en premier lieu, le besoin de voyages est toujours là, et on redécouvre pour les entreprises les vertus de la dualité, pour des productions à la fois civiles et de défense.
Pour Jean-Louis Girodolle, directeur de Lazard et conseil d'entreprises du secteur, cette crise est différente de celle de 2008 car elle n'est pas financière. "Contrairement à d'autres crises, notamment la crise de 2008, nous sommes dans un monde où il y a de l'argent, beaucoup d'argent", estime-t-il. Il y a donc beaucoup d'argent qui peut être mobilisé. Les acteurs en mesure de financer l'économie sont présents, aidés par une politique de taux bas, car la réponse monétaire a été bonne. Il y a un excédent structurel d'épargne qui peut être orienté là où c'est nécessaire.
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Mais il faut à tout prix éviter la perte de compétences, comme le souligne Jean-Louis Thiériot, député de Seine-et-Marne et co-rapporteur de la mission parlementaire "flash" relative au rôle de l'industrie de défense dans la politique de relance. Cette défaillance entrainerait aussi une perte de souveraineté. Il regrette d'ailleurs que cette notion n'ait pas été explicitée dans le plan de relance de l'économie, qui n'a fléché que peu de moyens spécifiquement vers les acteurs de la défense.
Caroline Bruneau, Aerospatium
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