Le ministère des Armées regrette la frilosité des banques à financer l'industrie de défense

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Cette situation peut ainsi conduire à l'incapacité pour les entreprises de défense, et en particulier les petites et moyennes entreprises (PME), les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et start-up, à se financer en France à des étapes charnières de leur développement ou d'obtenir des prêts ou des crédits dans leurs démarches à l'export, a ainsi constaté le ministère des Armées.
"Cette situation peut ainsi conduire à l'incapacité pour les entreprises de défense, et en particulier les petites et moyennes entreprises (PME), les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et start-up, à se financer en France à des étapes charnières de leur développement ou d'obtenir des prêts ou des crédits dans leurs démarches à l'export", a ainsi constaté le ministère des Armées. (Crédits : Reuters)
Le ministère des Armées constate "de plus en plus souvent" l'exclusion des entreprises de défense à bénéficier de financements (prêts et crédits) par le secteur bancaire français. Ce qui nuit aux start-ups, PME et ETI particulièrement "à des étapes charnières de leur développement", selon le ministère.

Révélée par La Tribune, la note du GICAT, groupement des industriels spécialisés dans l'armement aéroterrestre et la sécurité, a fait l'effet d'une bombe dans les banques et la filière défense. Ce qui a provoqué de très nombreuses réunions de crise. A l'évidence, le secteur bancaire français, dont BNP Paribas et Société Générale, joue de moins en moins le jeu pour financer et/ou accompagner une industrie souveraine, qui reste pourtant soutenue par l'État français, selon cette note. Le ministère des Armées est lui aussi rentré dans le débat et a constaté avec regret cette tendance. Interrogé le 21 octobre par les sénateurs lors d'une audition à la commission des affaires étrangères et de la défense, le Délégué général pour l'armement (DGA), Joël Barre, a confirmé que "les entreprises de défense se heurtent de plus en plus fréquemment à un phénomène de frilosité bancaire". Et de lancer : "Il convient de s'inquiéter du comportement des banques".

"Les normes internationales conduisent les banques et les fonds d'investissement à développer une politique de responsabilité sociale et environnementale (RSE) dont la conduite peut engendrer des exclusions de financement de certains secteurs. On le constate dans le domaine de l'énergie fossile mais également de plus en plus souvent dans le secteur spécifique de la défense et de la sécurité", a expliqué pour sa part le 12 novembre le ministère des Armées dans une réponse à une question posée en mai par Hélène Conway-Mouret.

La sénatrice attirait déjà l'attention de Florence Parly sur les difficultés d'accès aux financements des entreprises du secteur de la défense. Ce constat sur la...

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Commentaires
a écrit le 19/11/2020 à 17:57 :
Et pourquoi la BPI n'intervient pas ? Cela sert à quoi d'avoir une Banque PUBLIQUE d'investissement si les investissements d’État ne la concernent pas et qu'elle préfère jouer à la startup.
a écrit le 16/11/2020 à 22:49 :
Comme c'est parti, on n'est pas prèts de manquer de guerres, d'armements à vendre et d'argent à gagner, les banques sont frileuses comme d'habitude.
a écrit le 16/11/2020 à 16:55 :
Ce n'est pas le role des banques privées de prendre des risques inconsidérés avec le financement d'armement.

On ne connait toujours pas le détail de la vente des BPC à l'Egypte. De la vente des rafales à l'Inde.... Les USA se feront un plaisir de mettre des milliards d'amendes aux banques si ils découvrent qu'il y a anguille sous roche

Les banques privées ont pour priorité de financer les sociétés locales apres le covid.. Elles n'ont pas à prendre des risque pour financer des ventes à des pays qui ne peuvent pas payer.
Réponse de le 16/11/2020 à 17:20 :
Oui mais quand les banques sont en cessation de paiement pour avoir dispatché des prêts à plus de centaines de fois leurs réserves obligatoires, c'est le gouvernement qui vient à leur secours et quand elles font du profit, c'est tout pour eux
Réponse de le 16/11/2020 à 17:21 :
Oui mais quand les banques sont en cessation de paiement pour avoir dispatché des prêts à plus de centaines de fois leurs réserves obligatoires, c'est le gouvernement qui vient à leur secours et quand elles font du profit, c'est tout pour eux
Réponse de le 16/11/2020 à 17:37 :
C'est pas le sujet. On demande aux banques de traiter les entreprises du secteur de la défense comme les autres entreprises et d'arrêter de donner des leçons de morale.
On rappellera ici que toutes les banques françaises ont des filiales off-shore dans des paradis fiscaux et des clients pas très fréquentables (mais fortunés), qu'elles prennent régulièrement des amendes qui se chiffrent en centaines de millions, voire en milliards, par les différentes autorités de contrôle et qu'elles ont joué au casino boursier avec l'argent des déposants avant d'être sauvées par les États.
Elles devraient faire preuve d'un peu de décence et penser qu'un jour elles auront peut-être besoin de l'industrie de défense pour sauver leur fondement.
Réponse de le 16/11/2020 à 17:54 :
Albert : ce que vous écrivez est une fake ! Trop facile mais faux .
Bien essayé mais raté .
a écrit le 16/11/2020 à 11:41 :
Il est tellement plus simple de planquer son pognon dans les paradis fiscaux qui grâce à leur opacité vont vous ganartir des revenus à plus de 10% investissant dans toutes les organisations criminelles mondiale hein...

" L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain." Napoléon Bonaparte

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