Révélée par La Tribune, la note du GICAT, groupement des industriels spécialisés dans l'armement aéroterrestre et la sécurité, a fait l'effet d'une bombe dans les banques et la filière défense. Ce qui a provoqué de très nombreuses réunions de crise. A l'évidence, le secteur bancaire français, dont BNP Paribas et Société Générale, joue de moins en moins le jeu pour financer et/ou accompagner une industrie souveraine, qui reste pourtant soutenue par l'État français, selon cette note. Le ministère des Armées est lui aussi rentré dans le débat et a constaté avec regret cette tendance. Interrogé le 21 octobre par les sénateurs lors d'une audition à la commission des affaires étrangères et de la défense, le Délégué général pour l'armement (DGA), Joël Barre, a confirmé que "les entreprises de défense se heurtent de plus en plus fréquemment à un phénomène de frilosité bancaire". Et de lancer : "Il convient de s'inquiéter du comportement des banques".