Défense : le plan d'Europlasma pour la Fonderie de Bretagne

Pierrick Merlet
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La Fonderie de Bretagne va-t-elle se lancer dans la fabrication de corps creux d'obus ?
Fonderie de Bretagne

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La Fonderie de Bretagne va-t-elle se lancer dans la fabrication de corps creux d'obus ?
Fonderie de Bretagne
L'appel du ministre de l'Économie, Éric Lombard, à entrer en « économie de guerre » pourrait-elle sauver les Fonderies de Bretagne ? L'usine s'est déclarée en cessation de paiements auprès du tribunal de commerce de Rennes à la mi-janvier qui, quelques jours plus tard, l'a placée en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois. Cette situation menace fortement un outil industriel plutôt moderne et plus de 300 emplois sur la commune de Caudan (Morbihan). « L'issue du dossier des Fonderies de Bretagne, mais aussi celle du dossier Vencorex, donneront une idée de nos ambitions pour l'industrie française », confiait récemment Aurélie Trouvé, la députée LFI de Seine-Saint-Denis et présidente de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale.
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Dès lors, la date du mardi 4 mars était marquée d'une croix blanche, puisque c'est l'échéance avant laquelle les repreneurs potentiels devaient se manifester. « Deux offres pour la reprise de la Fonderie de Bretagne ont été déposées auprès des administrateurs judiciaires », précise la direction des Fonderies de Bretagne. La première, « très complète » selon cette dernière, est portée par le groupe Europlasma, qui produit des corps creux d'obus pour les forces armées au sein des Forges de Tarbes et à Valdunes. Par ailleurs, une seconde, sous la forme d'une lettre d'intention, a été remise au tribunal de commerce de Rennes, tout en émettant le souhait de garder son identité secrète pour le moment.
Pierrick Merlet