Discorde ministérielle sur le soutien aux carburants d'aviation durables
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La filière française de SAF attend des financements publics pour accélérer son développement.
Reuters
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La filière française de SAF attend des financements publics pour accélérer son développement.
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Annoncé en grande pompe par Emmanuel Macron en ouverture du salon du Bourget 2023, le soutien financier au développement d'une filière française de carburants d'aviation durables (SAF) crée du remous au sein des directions ministérielles. Selon plusieurs sources concordantes, l'enveloppe de 200 millions d'euros consacrée à l'appel à projets « Carb Aero » a fait l'objet d'une forte remise en cause par l'une des directions ministérielles.
La direction en question a ainsi demandé que ces crédits puissent être réalloués, ou du moins réduits. Ce qui lui a valu l'opposition de ses homologues. Cette question devrait être tranchée au cours d'une réunion interministérielle ce lundi, entre les différents ministères concernés, dont Bercy, le ministère de l'Industrie et celui des Transports.
Il n'est pas envisagé de réduire les crédits prévus pour le développement des SAF ou de les réallouer à d'autres appels à projets, affirme-t-on en substance du côté d'un cabinet ministériel. De même, on assure que l'instruction de l'appel à projets est toujours en cours. Les résultats devaient être annoncés incessamment sous peu, mais - si l'appel est effectivement maintenu - il pourrait prendre un peu plus de temps que prévu au vu du remue-ménage actuel. Le ministère de l'Industrie n'a pas souhaité commenter pour sa part.
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En attendant, cet à-coup a déclenché les plus vives inquiétudes au sein du secteur aérien, où certains acteurs se disent « consternés ». Déjà très échaudés par le projet de taxation supplémentaire de l'aérien à hauteur d'un milliard d'euros, ils dénoncent l'incohérence gouvernementale en matière de décarbonation du transport aérien, tout comme le manque de stratégie de l'Etat.