Élisabeth Borne : "Oui, nous avons besoin du transport aérien !"

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"Le monde aérien peut devenir le bouc-émissaire de la lutte contre le réchauffement climatique. Travaillons pour que nos efforts soient plus reconnus et pour diminuer notre empreinte écologique", encourageait le président-directeur général du Groupe ADP, en introduction du salon Paris Air Forum. La ministre des Transports Élisabeth Borne a pris sa suite à la tribune, pour formuler à nouveau le soutien du gouvernement envers le transport aérien et évoquer ses efforts dans la diminution des gaz à effets de serre. Elle a ensuite quitté la salle pour aller porter un message similaire à l'Assemblée nationale dans le cadre de la loi d'orientation des mobilités (LOM).
L'industrie aéronautique est plongée depuis trois mois dans un débat public sur l'empreinte carbone du transport aérien et notamment des vols cour-courriers. A cela s'ajoute la popularité du concept suédois de "Flygscam", se traduit en "honte de prendre l'avion" en raison des importantes émissions de gaz à effets de serres liées aux nombreux trajets. Si la ministre à reconnu les enjeux et la nécessité du débat, elle a tenu à rassurer les dirigeants du secteur réunis au Paris Air Forum, à une semaine du salon international du Bourget.
Outre l'enjeu économique lié au tourisme, Elisabeth Borne a tenu à rappeler le rôle essentiel du transport aérien dans la liaison entre la capitale et les métropoles régionales avec l'Outre-Mer, la Corse et les autres territoires français enclavés.
La ministre était venue pour rassurer. "Le gouvernement n'est pas de ceux qui pense que l'avenir s'écrira sans avion", a-t-elle ajouté, rappelant les actions du gouvernement pour pousser à une aéronautique plus respectueuse de l'environnement. 135 millions d'euros vont être investis dans la réduction de l'empreinte carbone dans le cadre du plan d'investissement, et le ministère travaille avec le Conseil pour la Recherche Aéronautique Civile (Corac). De même, le pays s'est engagé dans le cadre de l'accord de Paris à une réduction des émissions de gaz à effets de serre de 50% d'ici 2050. Mais la ministre rappelle la nécessaire poursuite de ces efforts :
Persuadée du rôle de locomotive de la France à l'échelle européenne, la ministre défend les choix nationaux :
Elisabeth Borne en a ainsi profité pour lancer une pique à la Suède et aux Pays-bas, deux pays au coeur des débats environnementaux.
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