Les compagnies aériennes dénoncent "l'hypocrisie" des Etats sur le climat (IATA)

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Alexandre de Juniac, le directeur général de IATA
Alexandre de Juniac, le directeur général de IATA (Crédits : DR)
Alors que des voix s'élèvent pour imposer des taxes sur le kérosène et arrêter de prendre l'avion, Alexandre de Juniac, le directeur général de l'Association internationale du transport aérien (IATA), a dénoncé l'attitude des gouvernements qui préfèrent imposer "des taxes punitives" plutôt que d'aider à soutenir la recherche et la création de filières dans les biocarburants. Les compagnies aériennes ont réaffirmé leur engagement de neutraliser leurs émissions de CO2 à partir de 2020, puis de les diminuer de moitié d'ici à 2050 par rapport à 2005.

Avec la sécurité, la question environnementale est au coeur des discussions de l'Assemblée générale de l'association internationale du transport aérien (IATA), qui se déroule les 2 et 3 juin à Séoul, en Corée du Sud. La pression sociale s'accentue en effet sur les compagnies aériennes, accusées de ne pas prendre part à la lutte contre le réchauffement climatique. Même si le transport aérien ne représente que 2% des émissions mondiales (et 12% du secteur des transports), et que la consommation de carburant par passager a diminué de moitié depuis les années 90 avec l'amélioration continue de l'efficacité énergétique des avions, la forte croissance du trafic aérien est telle que le volume d'émissions de CO2 continue d'augmenter. Entre 2008 et 2018, les émissions de CO2 ont augmenté d'un tiers. En 2019, elles devraient selon IATA représenter 927 millions de tonnes, en hausse de 2%, un rythme largement moins soutenu que celui de la hausse de trafic (+ 5%).

L'aviation prise pour cible en Europe

Cette pression sociale s'observe essentiellement en Europe, où de nombreuses voix s'élèvent pour taxer le kérosène ou carrément arrêter de prendre l'avion, comme pousse à le faire le mouvement "Honte de prendre l'avion". Né en Suède, ce mouvement inquiète les compagnies aériennes. Notamment sa pénétration éventuelle chez les jeunes générations, sensibles pour une partie d'entre elles au discours de l'adolescente suédoise Greta Thunberg, instigatrice de la "grève de l'école pour le climat".

"S'il n'est pas remis en question, ce sentiment va grandir et se répandre", a déclaré Alexandre de Juniac, le directeur général de IATA, une association qui regroupe plus de 250 compagnies aériennes.

"Ne pas avoir honte de prendre l'avion"

"Il ne faut pas avoir honte de prendre l'avion, car nous sommes un secteur responsable. Bien avant les autres secteurs, le transport aérien a pris il y a dix ans des engagements forts de réduction des émissions", explique à La Tribune Michael Gill, directeur des questions environnementales de IATA. "Il est légitime que l'on pose la question sur l'impact environnemental du transport aérien. Nous sommes prêts à en parler parce que nous avons un plan robuste. Il nous faut communiquer avec cette génération pour qu'elle comprenne à quel point nous prenons ce sujet au sérieux", poursuit-il.

Les compagnies pointent les dangers d'une réduction de voilure

Pour les compagnies, une réduction de voilure est difficilement concevable.

"Une réponse au changement climatique consistant d'une manière ou d'une autre, à arrêter ou à réduire fortement les vols, aurait de graves conséquences pour les personnes, les emplois et les économies du monde entier. Ce serait faire un pas en arrière vers une société isolée, plus petite, plus pauvre et limitée", a défendu Alexandre de Juniac.

Le transport aérien est en effet crucial pour l'économie mondiale. Il représente par exemple 35% du commerce mondial en valeur et les dépenses des touristes voyageant en avion dépasseront les 900 milliards d'euros cette année, selon IATA.

"Un monde sans avion n'a pas de sens", avait indiqué Anne Rigail le 29 mai dernier, lors de l'assemblée générale des actionnaires d'Air France-KLM.

Diminuer les émissions par deux d'ici à 2050 par rapport à 2005

Face à ce défi, les compagnies aériennes ont réaffirmé à Séoul l'engagement ambitieux qu'elles avaient pris en 2009 : neutraliser les émissions de carbone à partir de 2020 puis les réduire progressivement à partir de 2035 pour parvenir à une diminution de moitié d'ici à 2050 par rapport à 2005 . Un défi colossal si l'on songe qu'entre  2005 et 2050, le nombre de passagers aura été multiplié par 8, passant de 2  milliards de passagers en 2005 à près de 16  milliards en 2050, tandis que le nombre d'avions dans le ciel aura plus que doublé par rapport à aujourd'hui, sachant qu'actuellement un avion décolle ou atterrit déjà toutes les secondes en moyenne. Un objectif qui semble pour certains impossible à réaliser.

"Nous délivrons les objectifs que nous nous fixons", a fait valoir Alexandre de Juniac, en référence à l'objectif d'améliorer l'efficacité énergétique du secteur de 1,5% par an entre 2010 et 2020. "Nous faisons mieux puisque "actuellement, l'amélioration moyenne s'élève à 2,3%".

Ce qui ne fait que freiner la croissance des émissions. Entre 2010 et 2018, elles ont progressé de 36%. Pour arriver à diminuer de moitié les émissions du transport aérien tout en continuant à croître, les compagnies entendent jouer sur plusieurs leviers. Il y a tout d'abord l'utilisation d'avions de dernière génération qui consomment 15 à 20% de moins que les avions de la génération précédente. Mais aussi la mise en place de mesures opérationnelles efficaces (comme l'amélioration des trajectoires, l'utilisation d'un seul moteur pendant les phases de roulage sur les aéroports....), et d'un système de contrôle aérien moderne permettant d'optimiser les trajets des avions et diminuer les retards. Mais surtout, il y a les biocarburants. Aujourd'hui balbutiants en raison de leur coût très élevé, (ils sont deux à cinq fois plus chers que le kérosène), les biocarburants constituent le principal facteur pour arriver à réduire les émissions.

"Ils peuvent réduire notre empreinte carbone de 80%", assure Alexandre de Juniac.

Problème, en raison de leur prix et de l'absence d'obligation de les utiliser, ils ne pèsent pas lourd dans la consommation des compagnies aériennes. Et pour les développer, IATA pousse les gouvernements à investir pour soutenir la création de filières de biocarburants.

"Ce n'est jamais arrivé qu'une nouvelle énergie émerge sans le soutien des gouvernement", a expliqué l'ancien PDG d'Air France-KLM. Et d'ajouter :

 "Les gouvernements doivent également agir. Ils devraient élaborer des politiques de soutien pour revigorer l'industrie des carburants durables. Mais un trop grand nombre d'entre eux se concentrent plutôt sur des taxes environnementales punitives. C'est de l'hypocrisie climatique. Mettre de l'argent dans les caisses de l'État ne contribue en rien à réduire les émissions de carbone. Et ça sape Corsia."

40 milliards de dollars pour des achats de compensation carbone

Corsia est le nom du système de compensation des émissions de CO2 que les compagnies vont financer pour arriver à neutraliser les émissions de CO2 à partir de 2020. Car si le renouvellement des flottes d'avions, l'amélioration des process opérationnels, l'amélioration du contrôle aérien et l'utilisation de biocarburants peuvent permettre d'inverser la courbe des émissions de CO2, à partir de 2035, ils resteront insuffisants pour atteindre la neutralité carbone entre 2020 et 2035. Ainsi, à partir de 2020, les compagnies vont progressivement acheter des crédits carbone d'un montant équivalant au volume d'émissions de CO2 qui dépassera le niveau de 2020.

"Cela va coûter 40 milliards de dollars d'ici à 2035", a rappelé Alexandre de Juniac.

Cette somme s'ajoute aux centaines de milliards de dollars dépensées chaque année par le secteur dans l'achat d'avions neufs. Pour les compagnies européennes, Corsia pourrait tourner au cauchemar si jamais il devait se superposer au système d'échange de permis d'émissions mis en place par Bruxelles en 2012. Si celui-ci a été suspendu sur les vols internationaux en raison de son incompatibilité avec les règles de l'Organisation internationale de l'aviation civile (OACI, une entité de l'ONU qui régit le secteur), il est resté en place sur les vols intra-européens. Jusqu'ici, il n'a pas été très coûteux pour les compagnies en raison de la faiblesse du prix du carbone (5 à 7 euros). Mais il risque de l'être davantage avec la forte hausse observée l'an dernier (autour de 25 euros). Cette double-peine pourrait même se transformer en triple-peine en cas de taxe sur le kérosène. Une hausse des coûts qui serait répercutée sur le prix des billets et risquerait de limiter la croissance du trafic, soit de diminuer ce dernier.

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Commentaires
a écrit le 17/06/2019 à 4:53 :
GHG@.Il ne s'agit pas de s'attaquer qu'à l'avion.Si on veut limiter le réchauffement climatique,il faut s'attaquer à toutes les sources productrices de GHG en même temps.En fait il faudrait laisser le pétrole et le gas sous terre,mais pour cela il faut massivement investir dans les énergies renouvelables.Pour la voiture individuelle et les camions,il est urgent de passer à l'électrique,mais avec un soutien du gouvernement,pour ceux qui ne peuvent pas s'acheter une voiture électrique.
Je rajouterais une autre source de production des gas à effet de serre: les gas médicaux(protoxyde d'azote,halogénés).Selon certaines sources,ils représenteraient 6% des GHG aux Usa.Il faut s'attaquer à cette source aussi, en supprimant le protoxyde d'azote des blocs opératoires,en n'utilisant pas le desflurane(effet de serre beaucoup plus fort que les autres halogénés) et en remplaçant chaque fois que possible,le gas par une anesthésie intraveineuse.
L'avion et les bateaux doivent être concernes aussi par les taxes.
L'agriculture et l'élevage représentent 15-17% de la production des GHG.Il faut diminuer l'utilisation d'engrais,herbicides et pesticides et passer à l'agriculture biologique.Pour diminuer l'élevage,il faudra consommer moins de viande.
Il faut aussi consommer moins d'énergie,grâce à le rénovation thermique du bâti.
a écrit le 04/06/2019 à 9:29 :
l'avion mal du siècle - ha oui....l'ignorance plutôt.
près d'un milliards de voiture en circulation dans le monde.
20 000 avions environ.
a écrit le 04/06/2019 à 9:19 :
c'est stupide et bien dans l'air du temps de se trouver un coupable et de le stigmatiser...l'aerien, 2¨% du CO2, environ 5% des GHG.
En France si on veut s'attaquer au gros des emissions il faut s'attaquer aux transports routiers - utilisation de la voiture perso : 15% des GHG, ainsi qu'à l'amélioration de l'habitat : 11% des GHG sans compter le tertiaire...puis viennent les industrie et l'agriculture (17¨% à elle seule)...c'est en tapant dans le dur des sujets qui concernent tout le monde (voiture/habitat/industrie et tertiaire) qu'on peut faire de grosses différences. s'attaquer à l'aérien pour sauver le monde est effectivement hypocrite.
à l'échelle mondiale par ailleurs, l'Europe ne représente plus que 10 à 11% des GHG. la Chine "usine du monde" c'est 25%... et fait partie des pays à qui on doit l'augmentation de l'utilisation des centrales à charbon sur ces 30 dernieres années. La Chine fera des progrès bien plus vite que nous. mais restera un gros contributeur en tant que "site de manufacture" pour le reste du monde. Il y a aussi énormément de "gras" à gagner dans les entreprises, industrie, tertiaire ou agriculture. il faut inciter l'industrie l'agriculture, les entreprises à investir dans des systèmes à énergie propre. Il faut inciter les particuliers à le faire également, il faut arrêter de montrer du doigt des gens qui prennent l'avion ou ceux qui n'ont d'autre moyen que de se taper 100 bornes en voiture tous les jours pour manque de moyens financiers (combien de transports générés par l'incapacité à se loger proche de son site de travail), réinventer le travail (télétravail) et la mobilité.
a écrit le 03/06/2019 à 23:43 :
dequisemoqueton@.La pollution des oxydes de soufre d'un portecontenuers, est équivalente à celle de 50 millions de voitures, en haute mer (teneur en soufre du fioul lourd allant jusqu'à 3.5%),loin des côtes françaises,européennes et americaines ,car la teneur en soufre y est limitée à 0.1%.En 2020,la teneur en soufre du fioul lourd,sera limitée à 0.5%,partout dans le monde.
En ce qui concerne la production de CO2 et l'aggravation du réchauffement climatique,le transport maritime représente 3%(contre 2.5%,pour le transport aérien).Le transport de personnes et de marchandises,par la route et le rail, représente un pourcentage,beaucoup plus élevé de l'émission des gas à effet de serre.
Quant à la lycéenne suédoise,il faut la féliciter, obtenir une baisse du nombre des passagers aériens de 6% en 2018 en Suède, est très fort.
Mais,elle ne l'a pas obtenu toute seule car le gouvernement suédois,a créé des taxes pour le carburant d'avion.
a écrit le 03/06/2019 à 16:36 :
Il n'y a pas que pour le transport aérien que c'est de l'hypocrisie la plus totale.
On oubli le transport maritime. Pourquoi? Un porte containeurs c'est équivalent à la pollution par 50.000.000 de voitures! A qui profite cet incohérence?
Par ailleurs comment attribuer autant de crédibilité à une gamine suédoise qui ne sait rien de l'évolution du climat ni sur un plan scientifique ni dans le domaine industriel.
Aberrant, ahurissant.
a écrit le 03/06/2019 à 15:01 :
L' est où mon commentaire ?
C'est vrai que je suis pas sympa, depuis la dernière fois où je suis monté dans un avion, il y a plus de 10 ans, et que j'ai décider ne plus JAMAIS y remettre un pied, je ne fais que dénoncer de type de transport qui est devenu de "l'avionite", c'est à dire le syndrome du voyage ou le moyen de transport est plus valorisant que le but du voyage !
J'ai voyagé à pied, pas loin, en bateau, à la voile, plus loin et franchement...l'avion, les aéroports : Ça m'em....de!
Réponse de le 03/06/2019 à 15:58 :
Libre à vous de rester à l’ombre de votre clocher sans avoir envie de découvrir le vaste monde, d’autant qu’il n’y a pas si longtemps que c’est devenu accessible à la plupart des citoyens, vu les prix pratiqués. Mais apparemment, la Suédoise veut remettre tout ça en question ....
Réponse de le 04/06/2019 à 9:26 :
ça vous emm..de ? et alors... ne prenez plus l'avion, voilà tout !
Mais vouloir interdire aux autres parce que vous n'aimez, c'est carrément dictatorial !!
a écrit le 03/06/2019 à 13:46 :
Si nous payions nos billets d’avion à leur vrai prix économique et écologique, nous n’en serions pas là... avec des billets d’avion moins chers que le prix du parking à l’aéroport. Il va falloir désintoxiquer les gens accros à l’avion en donnant un vrai prix de l’avion.
a écrit le 03/06/2019 à 10:56 :
Citoyen blasé@.Ce n'est pas étonnant De Juniac à échoué à la direction de AF.
a écrit le 03/06/2019 à 8:36 :
Logique la seule façon de faire accepter au citoyen lambda de payer plus cher son carburant automobile pour "sauver la planète" est de taxer aussi le transport aérien mais là cela touche les chefs de cordées qui montent au créneau!
a écrit le 03/06/2019 à 8:31 :
"a dénoncé l'attitude des gouvernements qui préfèrent imposer "des taxes punitives" plutôt que d'aider à soutenir"

" Au secours Maman État gâteau !"

Autant de faiblesse, d'irresponsabilité et d'incompétence exposées en une seule phrase est à pleurer. Nos investisseurs sont grotesquement incapables de gérer notre économie.

Mais merci beaucoup de venir prouver régulièrement mes dires, il est temps d'interdire le néolibéralisme.
a écrit le 03/06/2019 à 8:24 :
la pollution des avions ce n'est pas que le C02..... et toujours le chantage permanent, polluez ou nous licencions.... l'écologie c'est le retour à la bougie etc... rien de nouveau de la part de gens dit "sérieux", mais le sont ils vraiment ?
Réponse de le 03/06/2019 à 14:21 :
"l'écologie c'est le retour à la bougie", un certain type d'écologie, oui. L'écologie qui promeut la décroissance en l'occurrence et ce mouvement de pousser à prendre moins l'avion en fait partie. Personnellement, je suis pour une écologie positive favorisant l'innovation. Donc en parlant d'innovations: oui au développement de biocarburants, de nouvelles motorisations (non l'électrique n'est pas suffisant aujourd'hui) etc. Et quant à ceux qui disent qu'il faut privilégier le train à l'avion c'est oublier que l'immense majorité des déplacements en avion se font sur des liaisons où la liaison ferroviaire est impossible. De même faire un Paris - Toulouse ou Paris - Nice en 5h de train (l'aller) pour un déplacement professionnel ne fonctionne pas alors que l'avion permet de le faire dans la journée.
a écrit le 03/06/2019 à 5:45 :
Bien sûr que si...il faut avoir honte de tous ces excès qui nous emmènent dans le mur. Et l'avion est symptomatique de ces excès
a écrit le 02/06/2019 à 23:53 :
Se déplacer en avion n'est pas honteux, mais c'est un mirage de croire que le voyage sera plus beau si on va plus vite, plus loin.
Les coûts, avions, infrastructures, carburant, maintenance, sécurité sont exorbitants en regard du bénéfice réel que procure "l'avionite"...car souvent, le but du voyage ,pour certains , c'est l'avion, son fantasme.
a écrit le 02/06/2019 à 20:57 :
Tout le monde doit payer. Et l’idée ecolo nous fera accepter la baisse du niveau de vie dans les pays de l’ocde. Allez sortons le chéquier, et avec le sourire.....
a écrit le 02/06/2019 à 20:57 :
Elfe noir@.Vous avez tout à fait raison.Pourquoi l'état investirait à la place des entreprises à but lucratif?.Comme on dit à la Nouvelle Orléans,les entreprises qui s'installent là-bas,sont les plus assistées du monde.L'etat fédéral et l'état de la Nouvelle Orléans assument 80-90% de l'investissement!. On peut parler aussi,des repreneurs des entreprises en difficulté.Les repreneurs ne sont là que pour empocher les aides publiques et peu de temps après,ils mettent la clé sous la porte. Arnault,en 83,lorsque il a repris Boussac, pour un franc symbolique,a empoché 300.millions de francs d'aide de l'état, avec le promesse de ne pas licencier. Il a cédé les usines les moins intéressantes à des gens, qui étaient de mèche avec lui et ceux-ci se sont déclarés en faillite peu après, en licenciant au total 3000 employés!. Arnault s'est moqué de l'état et c'est à partir de ça qu'il a constitue l'empire Lvmh.Pareil pour les autoroutes et ADP, l'état fait cadeau d'un monopole aux copains du privé, pour que ceux-ci gagnent de largent facile, pour pouvoir investir à l'étranger.Pourquoi,l'état se substitue , indirectement,aux actionnaires de ces entreprises?. C'est à eux ,avec leurs capitaux propres à investir et non pas le faire,grâce à un cadeau de l'état.Les assistés, avec nos impôts , ce n'est pas ceux auxquels on pense en premier.
a écrit le 02/06/2019 à 20:20 :
"plutôt que d'aider à soutenir la recherche et la création de filières dans les biocarburants." Et pourquoi serait ce à l'Etat de prendre en charge la recherche des entreprises privées ? On sombre vraiment dans le grand n'importe quoi généralisé. Tout le monde veut des aides et personnes ne veut s'assumer ou payer quoi que ce soit...
a écrit le 02/06/2019 à 20:09 :
"faux naïf" je partage votre propos.
Cela s'appelle la fiscalité écologique.
Aujourd'hui et comme cela a été écrit , il est parfois plus cher de prendre le TGV que l'avion !
D'un côté vous payez une TVA de 10% sur le billet de train et de l'autre ZERO taxe sur le kérosène pourtant issu du pétrole vendu à vil prix par les pays producteurs et sans compter son impact environnemental (à haute altitude).
L'ADEME avait fait un comparatif entre le train et l'avion et les résultats sont sans appel en faveur du rail.
C'est même le train de nuit qui remporte la palme car roulant moins vite (donc plus économe) , empruntant une infrastructure largement amortie et permettant de partir le soir et d'arriver le lendemain matin sans avoir à perdre son temps dans les halls d'aerogares.
C'est la raison pour laquelle ... ils ont été supprimés (quasiment).
Ce serait du bon sens que de ne plus voir des avions survoler des lignes TGV.
Le marché se moque du climat mais tente par tous les moyens de nous imposer sa bêtise.
"Nos enfants nous accuseront"
Réponse de le 03/06/2019 à 4:40 :
Le Mistral. On partait de la gare de Lyon, et durant toute une nuit berce au gre des jonctions de rails on s'endormait pour se reveiller tot le matin dans le massif de l'Esterel, le bleu du ciel et la mer nous souhaitant bienvenue.
Une autre histoire que l'avion....
Réponse de le 03/06/2019 à 10:47 :
"matins calmes", petite correction concernant la liaison Paris/Nice de nuit qui etait dénommée le TRAIN BLEU.
Une seconde relation de nuit a meme existé dans les années 80 dénommée l'ESTEREL également sans arrêt commercial entre Toulon et Paris.
Un départ dans la soirée avec arrivée le matin et un bilan carbone excellent car en traction électrique de bout en bout.
Bref , un saut de nuit compétitif sans avoir à se lever tôt et à attendre dans un halle d'aerogare.
Le MISTRAL accomplissait le même trajet mais de jour !
Réponse de le 04/06/2019 à 9:30 :
Zéro taxe sur l'avion ???? Quand je regarde le prix de mon billet d'avion, il y a plus de 50% de taxes ...!!!
a écrit le 02/06/2019 à 18:44 :
Donc d'ici a ce qu'ils se décident, ils ne veulent rien changer, mais... que font les lobbyistes a Bruxelles?
a écrit le 02/06/2019 à 18:11 :
Le ridicule ne tue pas et encore moins la bêtise... Ce qu'il faut proposer aux suédois qui ont honte prendre l'avion, c'est d'arrêter de prendre aussi le train et la voiture, car cela pollue et vivre comme Adam et Eve... Mais la pollution continuera avec la respiration humaine qu'il faudra taxer...avec le nombre croissant d'humains....
Par contre on entend pas ou très peu la pollution des plastiques des océans avec des conséquences désastreuses sur la faune et la flore...pourtant de plus en plus grave !
Réponse de le 02/06/2019 à 19:06 :
Les émissions de co2 n’ont rien à voir avec le plastique dans les océans et prendre le train émet beaucoup moins de co2 que l’avion. Perso je ne prends plus l’avion
Réponse de le 03/06/2019 à 11:33 :
@Wiki: Voila qui est intéressant: Par quoi avez-vous remplacé vos déplacements professionnels, si vous en aviez? Téléconférences? Cela ne résout pas tout. Alors?
Réponse de le 03/06/2019 à 13:09 :
Le vélo et le train
a écrit le 02/06/2019 à 17:10 :
alder@.Pourtant la ligne aérienne scandinave SAS,vient de passer un accord avec Airbus,pour développer ensemble des nouveaux combustibles pour les moteurs d'avion,moins producteurs des gas à effet de de serre. Ça doit être l'effet du mouvement " honte de prendre lavion",qui à fait diminuer de 6%,le nombre de passagers aériens,en Suède,en 2018.
a écrit le 02/06/2019 à 15:53 :
Aérien = 2% des émissions, béton = 8%, en France, 44% de l'énergie est consommée par les bâtiments avec un état qui ne veut pas promouvoir le télétravail, le train pendulaire, le solaire thermique et l'énergie fatale qui représente l'équivalent de 36% des énergies fossiles consommées par le pays!
La filière biogaz 100% neutre est en train d'être étouffé par le gouvernement pour promouvoir la voiture nucléaire aux éléments importés de Chine sur des cargos au fioul lourd!
Ne parlons même pas d'une filière syngas qui pourrait assurer une indépendance énergétique au mois partielle...
a écrit le 02/06/2019 à 15:42 :
C'est pas aux compagnie aériennes de faire avancer la recherche de solutions techniques pour réduire l'impact de leur activité, ce sont juste des opérateurs de transport. En meme temps si les taxes prélevées allaient directement à la recherche ça se saurait...

Il est vrai que c'est un peu injuste compte tenu des innovations nombreuses et des efforts technico scientifiques dans ce domaine mais taxé zéro désolé ça choc!

Le tout tgv en france est une aberration qui rend le train inaccessible pour la plupart, il est moins cher de prendre sa voiture individuelle pour faire paris lille, c'est complètement aberrant !
a écrit le 02/06/2019 à 15:13 :
C'est une question fondamentale d'acceptabilité.
Il est inacceptable pour le travailleur ou le foyer qui se chauffe d'être taxé à 200% tandis que le touriste et l'homme d'affaires sont exonérés.
Question de clairvoyance...
Mais il est vrai que remplir les caisses de l'Etat ne change rien aux émissions de CO2, à part celles des gens qui ne peuvent plus se chauffer ni travailler ni manger. Ce qui est une méthode de réduction des émissions de CO2 tout à fait inadmissible, on en conviendra.
Les compagnies aériennes auraient du tout aussi bien dénoncer l'hypocrisie de la hausse de la taxe carbone des particuliers, elles y auraient gagné en crédibilité.
a écrit le 02/06/2019 à 15:07 :
"Un monde sans avion n'a pas de sens",A Rigail
les hommes vivaient dans un monde dénué de sens ...puis l'avion arriva.
Réflexion d'un haut niveau!
a écrit le 02/06/2019 à 13:26 :
Il faut prendre moins l'avion,c'est une évidence,mais pour ça il faut diminuer les prix des billets de train.La CE veut un train concurrentiel et compétitif.Le résultat c'est des prix 3 fois supérieurs aux prix de l'avion !.
On marche sur la tête!.Si on veut favoriser le train et diminuer l'émission des gas à effet de serre de l'avion, il faut commencer par mettre une TVA à 0%,pour les trains électriques et une TVA de luxe de 25% pour l'avion,en France(les vols internationaux ne paient pas de TVA) et à la limite mettre le train "gratuit",car il est déjà largement financé par nos impôts.
a écrit le 02/06/2019 à 12:14 :
Sauf que les compagnies d'aviations ne payent pas les quotas qui leurs sont alloués gratuitement... donc le coût n'est qu'un coût d'opportunité. Coût d'opportunité tout de même reflétés dans le prix des billets d'avion. Parfois la régulation à ceci d'être très claire.

Les électriciens se sont fait des millions d'euros avec cette logique avant que les quotas ne passent aux enchères.
a écrit le 02/06/2019 à 12:06 :
C'est plutôt l'hypocrisie des compagnies aériennes, qu'il faut dénoncer. Les taxes kérosène sont une très bonne chose. Le biocarburant n'est pas une solution, il viendrait remplacer des cultures alimentaires, pour finalement instaurer la faim dans le monde. Il n'y a pas d'autre solution que de prendre moins souvent l'avion.
Réponse de le 02/06/2019 à 12:24 :
c 'est le modèle de développement qu il faut revoir en profondeur....l avion n est que partie d une problème bien plus vaste.... dans lequel on est tous peu ou prou impliqué.....

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