Des navires de guerre, des hélicoptères et des drones, obsolètes ou dont l'entretien est jugé trop coûteux, vont être décommissionnés pour permettre à l'armée britannique de faire des économies, a indiqué mercredi le ministre de la Défense John Healey. Devant le Parlement, le travailliste a imputé la nécessité de réduire les coûts inutiles au « désastreux héritage » (« l'état des finances et l'état des forces ») des conservateurs, au pouvoir pendant 14 ans au Royaume-Uni avant l'élection du Labour en juillet. Ils ont, selon lui, laissé « un trou noir d'un milliard de livres dans les plans de la défense ».
L'arrêt de la mise en service opérationnel de ces matériel doit permettre d'économiser en termes de support jusqu'à 500 millions de livres (600 millions d'euros) sur cinq ans. Soit 120 millions d'euros par an. Ce qui est finalement peu in fine. Il va aussi réduire de 300 millions de livres sterling (360 millions d'euros) les dépenses de consultants. S'agissant des matériels décommissionnés, deux navires de débarquement de la Royal Navy (HMS Albion et le HMS Bulwark), une frégate HMS Northumberland, en très mauvais état et deux pétroliers, déjà immobilisés, vont définitivement cesser de prendre la mer. Utilisés depuis 14 ans, les 46 drones Watchkeeper (Thales), devenus obsolètes, vont être démobilisés en mars 2025. Des hélicoptères de transport, 14 Chinook (Boeing), dont certains de plus de 35 ans, et 17 Puma (Airbus Helicopters), dont « certains avec plus de 50 ans de vol », vont également cesser de voler plus tôt que prévu.