Après une passe difficile, Turkish Airlines reprend son expansion. La compagnie a annoncé vendredi son intention d'acheter 30 A350-900 à Airbus et autant de B787-9 à Boeing.
Turkish Airlines est de retour. Après les difficultés rencontrées à la suite de la série d'attentats en Turquie en 2016 -dont celui à l'aéroport d'Istanbul- et la tentative de coup d'Etat, la compagnie turque a retrouvé sa rentabilité impressionnante et reprend son expansion. Sa direction prévoit de faire passer la flotte de 329 avions aujourd'hui à 424 appareils en 2023, un niveau qu'elle prévoyait d'atteindre initialement en 2021.
60 gros-porteurs livrés rapidement
Pour y parvenir, la compagnie turque a signé ce vendredi un protocole d'accord avec Airbus et Boeing pour acheter 60 gros-porteurs, dont 10 en option, qui lui seront livrés à un rythme soutenu.
"Afin de répondre au besoin d'appareils gros-porteurs, (Turkish Airlines) a décidé d'acheter (...) un total de 60 appareils gros-porteurs dont 6 doivent être livrés en 2019, 14 en 2020, 10 en 2021, 12 en 2022, 11 en 2023 et 7 en 2024", a déclaré Turkish Airlines dans un communiqué.
Des avions de nouvelle génération
Une commande que la compagnie turque va comme à son habitude partager entre Airbus et Boeing. Nouveauté néanmoins. C'est la première fois que Turkish Airlines va commander des gros-porteurs de dernière génération puisqu'elle compte en effet acheter 30 A350-900 et 30 N787-9. Dans ces dernières commandes de gros porteurs, la compagnie avait acheté des A330 et des B777.
"C'est une initiative importante pour remplir nos besoins en appareils gros-porteurs dans le nouvel aéroport d'Istanbul, qui nous servira de nouveau hub une fois sa construction terminée", a déclaré Ilker Ayci, le patron de Turkish Airlines, cité par l'agence étatique Anadolu.
Ouverture d'un nouvel aéroport gigantesque à Istanbul
Ces ambitions ne sont pas une bonne nouvelle pour Air France. La compagnie turque est au moins aussi redoutable que les compagnies du Golfe. Lors d'une audition au Sénat en début d'année, Jean-Marc Janaillac, le PDG d'Air France-KLM, avait bien noté le retour de Turkish Airlines. En 2018, "les compagnies du Golfe, qui s'étaient un peu calmées repartent à l'offensive, suivies par Turkish Airlines qui s'était mise aussi en sourdine", avait-il indiqué.