... itulée "Innovations, quels enjeux opérationnels pour la défense pour un monde nouveau".
Certes, l'issue d'un conflit ne dépend pas de la seule technologie, mais aussi du moral des troupes... Reste que l'innovation est un enjeu clé pour assurer la suprématie opérationnelle des armées. Une course dans laquelle l'Agence de l'Innovation de Défense (AID), lancée il y a trois ans, tient le rôle du chef d'orchestre. « Nous avons engagé 1,4 milliard d'euros au profit de l'innovation, identifié 800 start-up et PME que nous ne connaissions pas, dont 300 reçues par nos services », indique le directeur de l'AID, Emmanuel Chiva. Autre chiffre : 94 projets labellisés l'an dernier et 170 projets de recherche lancés.
En apportant réactivité, visibilité, transversalité et expertise, « l'AID est un véritable booster », renchérit le chef d'état-major de la Marine nationale, l'amiral Pierre Vandier. Quant au chef d'état-major de l'armée de l'air et de l'espace, le général Stéphane Mille vante l'agilité de l'AID et sa capacité à sortir des sentiers battus pour accélérer les sauts technologiques affectant les champs de bataille. « Parmi les technologies qui pourraient amener quelque chose de très nouveau dans les combats aériens et en particulier sur la supériorité aérienne, je citerais le combat collaboratif, la connectivité qui l'accompagne, l'intelligence artificielle (IA), les armes à énergie dirigée et les vecteurs hypersoniques », détaille-t-il.