Comment l'industrie aérospatiale et de défense saisit les opportunités technologiques
Natasa Laporte
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Natasa Laporte
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
... et Stéphane Mayer, PDG de Nexter et co-directeur de KNDS, ont discuté de ces nouveaux enjeux.
Fini le temps où les laboratoires du Pentagone donnaient naissance à l'Internet. Aujourd'hui, c'est l'inverse. La défense - et le secteur public en général - s'appuient sur le privé pour son innovation, à l'image de la Nasa, qui fait désormais appel à SpaceX et à son fondateur, Elon Musk, pour envoyer des astronautes vers la station spatiale internationale. Autre exemple, des outils à base d'intelligence artificielle, une technologie tirée par le secteur civil privé...
Or cette nouvelle relation entre entreprises et utilisateur final requiert un dialogue spécifique, constructif, évolutif, entre concepteur et client final. "Le dialogue est à la base de tout, confirme le général Grégoire de Saint Quentin, président d'un cabinet de conseil au sein de Petra advisors. Plus le dialogue a été poussé, plus il est performant et plus le résultat est satisfaisant". Et il est, selon lui, désormais "au cœur de la démarche capacitaire des armées françaises". Stéphane Mayer évoque même, au-delà d'un dialogue, un "trilogue" entre les armées, les industriels la (DGA (Direction générale de l'armement) "absolument essentiel au succès de la conception et de la fabrication pour l'utilisation des systèmes de défense".
À lire également
Les uns comme les autres doivent comprendre les besoins et les contraintes. Contraintes technologiques, évidemment, mais aussi de sécurité, "voire de souveraineté", indique de son côté Guillaume Poupard, directeur général de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI). Ainsi, détaille ce dernier, les enjeux, en matière de sécurité doivent être intégrés dès la phase de conception. "L'une des grandes évolutions de ces dernières années a été de faire en sorte que les systèmes numériques, qui ont innervé tout le système d'armes, soient conçus en prenant en compte les contraintes de sécurité dès le départ".
Natasa Laporte