« L'été 2024 sera un défi » estime le directeur général d'Air France-KLM Ben Smith
Irène Frat
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Le directeur général d'Air France-KLM au Paris Air Forum 2024.
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Le directeur général d'Air France-KLM au Paris Air Forum 2024.
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Que ce soit pour les Jeux olympiques d'hiver de Vancouver, en 2010, ou, dans une moindre mesure, ceux de l'été 2012, à Londres, Ben Smith, directeur général d'Air France-KLM depuis 2018 et ancien directeur des opérations d'Air Canada, n'en est pas à sa première expérience en la matière. Toutefois, non seulement Air France-KLM s'attend à transporter quelque 120 000 personnes par jour pendant les Jeux de Paris, surtout au début et à la fin des compétitions, mais en plus, la grande majorité restera à Paris - alors qu'en temps normal, pendant les pics habituels d'été, la moitié des passagers ne sont qu'en transit dans la capitale. « Tout est en place, aussi bien au niveau des avions que des infrastructures aéroportuaires, du côté de Groupe ADP, assure Ben Smith. L'été 2024 sera un défi à relever, mais c'est aussi une vitrine internationale, qui devrait nous offrir l'occasion de séduire les passagers. » Ce vétéran de l'aérien est donc confiant sur ce dossier. Mais il est inquiet ou frustré sur d'autres...
En effet, les JOP 2024 sont un cap à passer, mais ce n'est pas le seul. Depuis plusieurs mois, le paysage aérien est en pleine ébullition. Elle prend la forme, notamment, de craintes concernant de nouvelles contraintes, comme celles que le gouvernement néerlandais voulait imposer à l'aéroport de Schiphol, avec une réduction du nombre de vols annuels (qui seraient passés de 500 000 à 440 000 en fin 2024), au nom de la protection de l'environnement et de la lutte contre la pollution sonore.
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« Si l'initiative du gouvernement néerlandais est parfaitement défendable, elle nous a fortement inquiétés, explique-t-il. Nous espérons désormais qu'en réaction à cette initiative, la philosophie mise en avant par la Commission européenne, fondée sur la réglementation, celle d'une 'approche équilibrée' en matière de consultation sur la réduction du bruit, prévaudra. » Pour l'heure, en tout cas, le gouvernement néerlandais a abandonné son plan de réduction des vols à Schiphol face à la réglementation européenne de 2014.
Irène Frat