La mobilité militaire, dernière victime du budget de l’UE
Alexandra Brzozowski, Euractiv
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Ankara discute de la possibilite d'une offensive militaire en syrie
Khalil Ashawi
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Ankara discute de la possibilite d'une offensive militaire en syrie
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L'exécutif européen a inclus de nouvelles coupes budgétaires dans son document technique et a fait des « cadeaux » aux « Amis de la cohésion », les 17 pays qui s'opposent à une réduction des Fonds de cohésion. La proposition officieuse de la Commission envisage un plafond qui s'élèverait à 1,069 % ou 1,07 % du revenu national brut (RNB). Si ce nouveau projet prévoit des réductions substantielles du programme de recherche et d'innovation « Horizon Europe » (qui passerait de 100 à 80 milliards d'euros), le portefeuille de la défense de l'UE serait aussi bien dégarni— en particulier les fonds destinés à la mobilité militaire, l'une des priorités de la Commission.
Le montant alloué à la mobilité militaire européenne a baissé petit à petit tout au long des négociations. La proposition initiale de 6,5 milliards d'euros est d'abord passée à 2,5 milliards d'euros dans le cadre la présidence finlandaise de la Commission, puis le président du Conseil, Charles Michel, l'a réduite à 1,5 milliards d'euros, pour enfin atteindre un montant pratiquement nul dans le dernier document technique de l'exécutif. Des fonctionnaires de la défense européenne refusent d'évaluer le document à ce stade des négociations, mais certains d'entre eux soulignent l'écart entre les annonces ambitieuses de « Commission géopolitique » et les offres budgétaires qui ont réellement été mises sur la table.
La présidente de la Sous-commission « sécurité et défense » (SEDE) du Parlement européen, Nathalie Loiseau (Renew Europe), a déclaré jeudi que le budget de l'UE risquait de ne « pas répondre aux attentes », en écho à l'avis d'Emmanuel Macron. « Dans un monde de plus en plus dangereux où les alliances sont devenues plus volatiles et la concurrence plus intense, nous devons nous donner les moyens de renforcer la défense européenne », a écrit l'eurodéputée sur Twitter.
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Si beaucoup ont été surpris par les coupes proposées par l'UE dans la politique spatiale à un moment où les puissances mondiales investissent massivement dans la « nouvelle frontière », la décision la plus marquante dans le portefeuille de la défense a été le budget zéro pour la mobilité militaire. La mobilité militaire, qui vise à assurer la circulation fluide des équipements militaires dans l'UE en réponse aux crises en réduisant les obstacles physiques, juridiques et réglementaires, a été saluée jusqu'à présent comme l'une des initiatives phares de l'UE en matière de défense, avec peu de désaccords politiques au sein de l'Union. Ce plan d'action a été l'un des premiers projets lancés dans le cadre de la coopération structurée permanente (CSP) de l'UE. Comme il s'inspire de l'espace Schengen, certains espèrent qu'il créera à terme un « Schengen militaire » en Europe.
Alexandra Brzozowski, Euractiv
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