La Russie va construire sa propre station spatiale

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Photo d'illustration : le vaisseau spatial Soyouz MS-10 transportant l'équipage de l'astronaute américain Nick Hague et du cosmonaute russe Alexey Ovchinin décolle vers la Station spatiale internationale (ISS) depuis la rampe de lancement du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, le 11 octobre 2018.
Photo d'illustration : le vaisseau spatial Soyouz MS-10 transportant l'équipage de l'astronaute américain Nick Hague et du cosmonaute russe Alexey Ovchinin décolle vers la Station spatiale internationale (ISS) depuis la rampe de lancement du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, le 11 octobre 2018. (Crédits : SHAMIL ZHUMATOV)
La Russie a annoncé son intention de construire sa propre station spatiale d'ici à 2025. Cette annonce survient au moment où le pays remet en cause sa participation dans la Station spatiale internationale (ISS).

« Le premier module de base pour la nouvelle station orbitale est déjà en construction », a déclaré Dmitri Rogozine, chef de l'agence spatiale russe Roscosmos. Selon lui, cette station spatiale russe pourrait être mise en orbite dès 2025.

Cette annonce confirme donc le projet du gouvernement russe de se doter de sa propre station spatiale. Dimanche, Dmitri Borissov, le vice-Premier ministre, avait laissé entendre que son pays pourrait abandonner la Station spatiale internationale (ISS).

Moscou considère que l'ISS est en voie de vieillissement avancé, disant craindre « une avalanche de défaillances » d'après le directeur de vol du segment russe de la station internationale. De son côté, M. Borissov a même mentionné une "catastrophe" à venir. "Nous ne pouvons pas mettre en danger les vies des cosmonautes", a-t-il dit.

En outre, selon lui, la future station spatiale russe pourrait être placée à une orbite plus haute que l'ISS et servir de "point de transfert intermédiaire pour des vols à destination de la Lune".

Une concurrence spatiale entre les États-Unis et la Russie

L'exploitation de l'ISS est l'un des derniers domaines de coopération entre la Russie et les États-Unis, qui connaissent une période de tensions exacerbées depuis 2014. La Russie a annoncé nombre de projets ambitieux dans l'espace ces dernières années, mais la plupart sont à la peine, à l'instar du vaisseau et du lanceur lourd appelés à remplacer le fiable mais vieillissant système Soyouz.

La coopération spatiale avec les États-Unis est en outre en train de se dégrader, sur fond de tensions internationales. La Russie est ainsi sortie d'un projet sur la Lune avec la NASA, pour tenter d'en développer un autre avec la Chine.

En effet, Moscou et Pékin ont annoncé en mars qu'ils projetaient de construire ensemble une station «à la surface ou en orbite» de la Lune. Les deux parties assurent que leur projet, dont le calendrier n'a pour le moment pas été précisé, sera ouvert à «tous les pays intéressés et partenaires internationaux».

À noter que les États-Unis se sont récemment illustrés dans le domaine spatial, notamment avec l'atterrissage sur Mars du robot de la NASA nommé Perseverance, le 20 mars dernier.

Lire aussi : Le rover martien américain Perserevance : " I'm safe on Mars"

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Commentaires
a écrit le 21/04/2021 à 16:05 :
Il faut comprendre que les annonces officielles russes ont un rapport très éloigné de la réalité présente ou future. Le Roscosmos cumule des échecs y compris avec l'ISS avec plein de problèmes dans ses modules. Les modules de l'ISS ont été construits pendant des décennies. Evidemment cette station annoncée ne verra jamais le jour ou, au mieux, sera construite dans une forme réduite et peu opérationnelle. Les capacités scientifiques et industrielles qui se dégradent, le manque de financement pour un projet si pharaonique. Un petit espoir pour la collaboration avec les Chinois.
a écrit le 21/04/2021 à 10:40 :
Stratégie qui semble logique sauf que je ne comprends toujours pas pourquoi la Russie ne s'oppose pas aux trains de sattellites américains. Auraient ils une parade à la surveillance spatiale ?
a écrit le 21/04/2021 à 2:15 :
C'est pour mettre sur orbite les opposants politiques?

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