Aéronautique : les Emirats Arabes Unis en guerre, la fièvre des commandes tombe

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La guerre au Yémen coûte très chère aux Emirats Arabes Unis, ce qui l'oblige à décaler certaines acquisitions d'armement
La guerre au Yémen coûte très chère aux Emirats Arabes Unis, ce qui l'oblige à décaler certaines acquisitions d'armement (Crédits : © Muhammad Hamed / Reuters)
Les Emirats Arabes Unis sont en guerre au Yémen. Un conflit qui coûte très cher et qui repousse à plus tard les dossiers d'acquisitions de nouveaux équipements militaires. Les compagnies aériennes du Golfe digèrent quant à elles leurs précédentes commandes faramineuses.

Qu'on se le dise en France, les Emirats Arabes Unis (EAU) sont en guerre. Au Yémen précisément, les troupes émiraties, qui déplorent quelques pertes humaines (68 morts), combattent aux côtés des Saoudiens principalement. C'est le message qu'a d'ailleurs fait passer le prince héritier d'Abu Dhabi, Sheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, qui a inauguré dimanche le Dubai Air Show, à ses interlocuteurs français en leur précisant que cette guerre sera très certainement longue. "Nous n'avions pas du tout la perception de cette situation ici en France", reconnait un industriel surpris par ce discours.

Les Emirats focalisés sur le conflit au Yémen

Comme c'est le premier conflit à l'étranger auquel des troupes au sol émiraties participent, les autorités sont donc très focalisées sur cette guerre. Du coup, les discussions sur les projets d'acquisitions, dont le Rafale, sont ralenties en attendant des jours meilleurs. "Il faut attendre une meilleure conjoncture", estime-t-on à La Tribune. Car la guerre au Yémen coûte très chère aux Emirats, qui pâtit en outre d'un prix du baril trop faible. Il a perdu la moitié de sa valeur depuis juin 2014, le cours du "light sweet crude" pour livraison en décembre s'élevait vendredi à 44,29 dollars.

Sheikh Mohammed n'a donc pas abordé les dossiers armement lors de la première journée du salon de Dubai, à l'exception de quelques programmes d'urgence opérationnelle liés au conflit comme par exemple des besoins en optronique. D'autant que les Emirats, qui sont déjà très bien équipés, utilisent la plupart de leurs systèmes d'armes achetés ces dernières années dans les combats au Yémen, y compris les chars Leclerc, qui donnent entière satisfaction, selon une source française.

"Nous pensons que les prix du pétrole vont se maintenir à leur niveau actuel pendant des années et, par conséquent, les pays du CCG (Conseil de coopération du Golfe : Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar) devraient procéder à des ajustements budgétaires", a déclaré dimanche la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde.

Le civil également en berne

Avant de rallier Dubai pour le salon aéronautique, qui a ouvert ses portes dimanche, les constructeurs ne s'attendaient pas à de nombreuses commandes. Ce sera le cas pour le millier d'exposants d'une soixantaine de pays qui participent jusqu'à jeudi au Dubai Air Show. Contrairement à la dernière édition qui avait établi un record en générant 200 milliards de dollars de commandes. Les compagnies du Golfe, principalement Emirates, Etihad et Qatar Airways ont déjà commandé de très nombreux appareils. "Il faut qu'elles digèrent ces commandes", expliquent plusieurs industriels.

Le PDG d'Etihad, James Hogan, a notamment précisé que les commandes de sa compagnie suffisaient à couvrir ses prévisions de développement jusqu'à 2040. Emirates a finalisé en 2014 une commande de 150 Boeing 777, pour une valeur de 56 milliards de dollars. "Emirates a signé il y a deux ans de nombreux contrats", a déclaré dimanche à l'AFP le président de la compagnie, Sheikh Saïd Al-Maktoum, laissant entendre qu'il n'y aurait pas de commandes cette année. Il avait indiqué peu auparavant aux journalistes ne pas s'attendre à de "nouvelles" commandes, étant donné le grand nombre de commandes des "compagnies du Golfe lors de la dernière édition du salon".

Un marché toujours en croissance

En dépit d'une édition pauvre en annonces, la croissance de la zone du Moyen-Orient (6,2%) reste secteur à celle du reste du monde, qui est d'environ 5%. Selon Boeing, la demande de nouveaux avions au Moyen-Orient sera de 3.180 appareils au cours des 20 prochaines années, pour une valeur de 730 milliards de dollars. "Environ 80% de la population mondiale vit à huit heures de vol du Golfe", a expliqué le vice-président de Boeing Commercial Aircraft Randy Tinseth. Grâce à cette position géographique stratégique, les compagnies du Golfe offrent des liaisons à une seule escale entre de nombreuses villes.

Le constructeur brésilien Embrarer, spécialisé dans les avions de taille moyenne a indiqué pour sa part s'attendre à une demande au Moyen-Orient de 220 avions de 70 à 130 sièges d'ici 2034 d'une valeur totale de 10 milliards de dollars au prix du catalogue.

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Commentaires
a écrit le 14/11/2015 à 8:14 :
Bonjour a tout le membres de www.la tribune.fr,je vous félicite de la décision prise pour les menaces venu de l'extérieur, c'est bon, mais il faut faire attention avec les agent qui travail sur place, par ce que c'est sont eux qui sont capable de trahir le pays et de le vendre encore. Dubaï n'est tombera jamais.
a écrit le 11/11/2015 à 13:12 :
Le constructeur bresilien s'appelle Embraer, pas Embrarer.
a écrit le 10/11/2015 à 20:19 :
L'article est tout de même étrange. On avait l'habitude de voir les guerres donnaient des opportunités aux ''marchands de canons'' mais à par l'achat de navires de transports rapides australiens, je n'ai pas vu de gros contrats passés récemment par les EAU.
a écrit le 09/11/2015 à 19:27 :
...pour une surprise , c'est une surprise ...
" il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué "
mais , La Fontaine n'est surement pas au programme de la lobotomisation à l'ENA !
a écrit le 09/11/2015 à 17:12 :
Oh ben zut alors!
Les Emirats AU viennent d'entrer en négociation avec la Russie pour acquérir des Sukhoi SU 35, plus efficaces que le Rafale et beaucoup moins chers mon fils, ça tombe mal! :)

http://sputniknews.com/business/20151108/1029772698/russia-uae-su-35.html
Réponse de le 09/11/2015 à 19:23 :
MDR. Citer sputniknews, c'est un peu comme citer l'agence de presse de la Corée du nord. Zéro crédibilité.
Réponse de le 10/11/2015 à 20:14 :
Le sourire de la journée :) C'est comme les hélicoptères russes que devaient prendre la Marine Égyptienne pour les Mistral. Finalement, cela n'avait comme d'habitude aucun fondement.
Réponse de le 28/10/2016 à 10:49 :
Mouarfffff!!!!!! j'ai bien rigolé....

sputniknews..mdr..
a écrit le 09/11/2015 à 13:46 :
Au moyen orient, le vent tourne. Les choses allaient plutôt bien, enfin pour les pétro-monarques, et puis la cupidité, une fois de plus, va éventer sa puanteur et ses horreurs.
2009 le Qatar veut tripler sa production, investi sans compter, pour le plus grand bien de l’industrie pétrolière américaine. Washington, disons plutôt, « l’état profond américain » voit là une opportunité de plus pour emmerder les Russes en encourageant la construction d’un pipeline vers l’Europe. Ils bloquent d’un côté le projet South stream via la Bulgarie, puis celui via la Turquie et essaie d’imposer le pipeline Qatari à La Syrie… qui dit non. En effet les prospections sur le sol Syrien, en partenariat avec la Russie, révèlent des réserves d’hydrocarbures et de gaz très très conséquentes.
Du coup les projets américains et de leurs alliés: Qatar, Arabie saoudite, Turquie tombe à l’eau,
Trois semaines après, l’opposition syrienne se « réveille », avec armes bien sûr. Tout les journaux occidentaux comme un seul homme sont derrière eux. La CIA met le paquet, armes, logistique TOY, recrute en masse les mercenaires payés par l’Arabie Saoudite et le Qatar, formés en Turquie, Ils laissent entrevoir la création d’un état islamique… bref du pur Hollywood bien crade à la cause moutarde (gaz).
Soit dit en passant les terroristes dans leur fuite utilisent tous les jours du sarin et contaminent les puits et reserves d’eau avec du choléra OGN . livré par les labos militaires….et aucun média occidental n'en parle.
Boum, manque de peau, les Russes avec minutie et grande intelligence viennent mettre leur grains de sable dans cette mécanique diabolique.
Plus que leur coup de force magistral, c’est l’habileté avec laquelle ils révèlent au monde, l’hypocrisie machiavélique du monde occidental sous la férule toujours aussi diabolique des magnats du pétrole, des armes et de la finance.
J’ose espérer qu’un jour les journalistes et rédacteurs de nos journaux moribonds, et pour cause, prendront conscience de leur complicité, y compris par omission, et sauront prendre en main leur plume pour déballer leurs vérités et pas celles qu’on leurs impose !
Réponse de le 09/11/2015 à 19:30 :
merci de cet eclairage .
a écrit le 09/11/2015 à 11:28 :
@ BONJOUR : Bon come d'habitude adieu veaux vaches cochons couvées..., finis les très jolis contrats que nous annonçait à grand son de trompe les sieurs HOLLANDE, VALLS et LEDRIAN !!!!!!! et le QATAR pourtant dans ce même journal le gouvernement socialiste nous annonçait que el QATAR était prêt à payer le premier versement pour l'achat des rafales NON ????? quant à l'EGYPTE ce n'est pas demain la veille qu'on verra le chèque de 900 millions d'euros pour l'achat des bateaux russes. ENCORE UN GRAND SUCCES DE NOTRE GRAND TIMONIER, qui en 2012 nous a escroqué nos voix HOLLADE démission rends nous nous voix que tu as si mal acquis ! puisque tu ne parles plus Français : HOLLANDE GO HOME !!!!
Réponse de le 09/11/2015 à 19:24 :
Une petite tisane avec cela ?
Réponse de le 11/11/2015 à 13:09 :
On avait eu la meme avec Sarkozy au Bresil. Droite ou gauche, meme combat.
a écrit le 09/11/2015 à 11:03 :
Gagner de l'argent en vendant des armes à des États qui précipitent les population civiles dans l'horreur...
Réponse de le 09/11/2015 à 19:25 :
Vous voulez dire, un peu comme fait la Russie en vendant ses armes a la Syrie ?
a écrit le 09/11/2015 à 9:34 :
Des centaines de milliers de civils sont jetés sur les routes ou tués avec les bombardements au Yémen. Beaucoup de bombes ont été achetées en France... il faut arrêter d'armer ces dictatures même si ça rapporte à certains.
Réponse de le 09/11/2015 à 10:47 :
C'est une rivalité interne entre musulmans chiites et sunnites, et une rivalité entre arabes et perses...C'est leurs problèmes internes, entre-eux. Leur division et rivalité religieuse et régionale.
a écrit le 09/11/2015 à 9:31 :
Sans les Rafales les Emirs vont forcement prendre une branlée face aux bédouins yéménites équipés de chameaux á poste-combustion !
Blague à part , estimez combien de F-16 d´occase un pays comme les emirats peut se payer pour le prix d un Rafale equipé Show-Room !
Réponse de le 09/11/2015 à 11:02 :
Le prix d'achat n'est qu'une partie de problème. En général le prix d'achat ne représente que 1/3 du coût total. L'un des atouts du Rafale est sa grande disponibilité et son coût de maintenance bien maitrisé. Le F16 n'est peut-être pas mauvais dans ces domaines (je ne sais pas), mais c'est un avion d'une autre catégorie. L'autonomie nettement plus faible qui ne permet pas de rester longtemps au-dessus des zones de conflit, ce n'est pas un chasseur de supériorité aérienne, disponibilité plus délicate car monoréacteur, furtivité nulle (le Rafale a des capacités dans ce domaine dont électronique), pas de supercruise, etc.

Le F-16 est probablement (encore) un très bon appareil avec toutes les mises à jour pour son prix. Mais on n'achètera pas des F-16 pour remplacer des Rafale même s'ils sont beaucoup moins chers (d'occasion ou pas). Ces appareils ne répondent pas au même besoin. Par contre un mixe des deux peut être intéressant afin de resserrer le budget global affecté à la défense. Le F-16 pour les "petites missions", le Rafale pour les missions délicates.
a écrit le 09/11/2015 à 8:06 :
Heureusement il y a eu l'Egypte pour nous prendre et les mistral et les rafale qui seront payés avec des figues , nous sommes gouvernés par de vrais champions.

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