Les États-Unis ouvrent la voie aux taxis volants
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Il s'agit de la première catégorie créée par le régulateur américain du secteur aérien depuis celle des hélicoptères dans les années 1940.
Reuters
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Il s'agit de la première catégorie créée par le régulateur américain du secteur aérien depuis celle des hélicoptères dans les années 1940.
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Une toute nouvelle catégorie d'appareils vient de faire son apparition dans l'aviation civile aux États-Unis : les engins aux caractéristiques d'un avion et d'un hélicoptère, comme les taxis volants. C'est la première catégorie créée par le régulateur américain du secteur aérien (FAA) depuis celle des hélicoptères dans les années 1940.
Dans le détail, cette catégorie d'appareils englobe notamment les taxis aériens et les appareils de livraisons de marchandises par les airs, en zones urbaines et rurales. Mais les possibilités sont « vastes », a souligné la FAA, mentionnant en particulier des services aériens d'ambulance.
Il s'agit de la « réglementation finale concernant les qualifications et la formation que les instructeurs et les pilotes doivent avoir pour pouvoir faire voler des appareils de cette catégorie "Powered lift" », a indiqué la FAA. « C'est la dernière pièce du puzzle pour pouvoir introduire en toute sécurité ces appareils dans un avenir proche. »
Cette réglementation édicte notamment les requis en matière opérationnelle, y compris les altitudes de sécurité et le niveau de visibilité nécessaire. Pour Mike Whitaker, patron de la FAA cité dans le communiqué, « cette réglementation historique ouvre la voie aux opérations à grande échelle de Mobilité aérienne avancée (MAA) ».
À l'origine, le régulateur comptait simplement mettre à jour les réglementations existantes mais, en réalité, elles ne « convenaient pas pour cette nouvelle catégorie d'appareils, qui peuvent décoller et atterrir verticalement comme un hélicoptère puis voler comme un avion en phase de croisière ». Cela comprend notamment les véhicules électriques à décollage et à atterrissage vertical (eVTOL). De nombreux projets sont en développement aux États-Unis et dans le monde.
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La compagnie aérienne américaine Southwest a signé en juillet un protocole d'accord avec Archer Aviation, concepteur américain d'un eVTOL, pour développer un réseau à partir des aéroports de Californie qu'elle dessert.
La société Supernal, filiale du groupe sud-coréen Hyundai, espère lancer ses services de taxi aérien avec son eVTOL, baptisé S-A2, en 2028 dans des villes paralysées par les embouteillages, comme Los Angeles et Las Vegas.
La start-up aéronautique allemande Volocopter voulait profiter des Jeux olympiques de Paris cet été pour présenter ce mode de transport innovant, mais elle a dû renoncer in extremis faute de certification. L'objectif est désormais de commencer d'ici fin 2024.
En France, les promoteurs des « taxis volants » électriques avaient voulu profiter des Jeux olympiques pour mettre en vedette un mode de transport innovant dans le ciel de Paris, mais ils avaient dû y renoncer, faute de certification.
Le gestionnaire d'aéroports Groupe ADP et la start-up aéronautique allemande Volocopter visent désormais un vol « d'ici à la fin de l'année » depuis une plateforme flottant sur la Seine, avaient-ils annoncé en août à l'AFP.
« Le coup de frein est réel », avait reconnu sur franceinfo Augustin de Romanet, le PDG d'ADP. « Mais nous conservons l'espoir de faire voler ces engins au-dessus de la Seine avant la réouverture de Notre-Dame », prévue en décembre, avait-il ajouté.
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Initialement, ADP et Volocopter, soutenus par la région Île-de-France, souhaitaient effectuer des vols expérimentaux à partir d'une plateforme aménagée sur la Seine, amarrée à un quai au niveau d'Austerlitz, dans l'est de la capitale, en profitant de l'attention mondiale portée aux JO.
(Avec AFP)
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