Moteurs de l'Eurodrone : un choix d'Airbus qui interpelle
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Le choix d'Airbus de sélectionner GE Avio pour propulser le drone MALE (1) européen, l'Eurodrone, pose un certain nombre de questions en matière de politique d'autonomie et de souveraineté à l'industrie de défense européenne en dépit des déclarations rassurantes d'Airbus. Cette sélection interpelle au moment où l'Europe se dote d'outils comme le Fonds européen de défense (FED) pour développer une industrie européenne autonome et où elle souhaite réinvestir dans ses moyens capacitaires. Le choix d'Airbus irrite d'ailleurs beaucoup à très haut niveau en France - d'Emmanuel Macron à Florence Parly en passant par Joël Barre (Délégué général pour l'armement) -, mais aussi en Espagne, qui, contrairement à l'offre de Safran, n'obtient aucune charge de travail sur le moteur de GE Avio.
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Une décision qui irrite sur le fond mais aussi sur la forme. Car Airbus avait semble-t-il promis d'attendre la fin des élections françaises pour annoncer son choix. Cela n'a pas été le cas. Le constructeur est passé en force pour tuer toute tentative de contre-attaque de la France, voire de l'Espagne, explique-t-on à La Tribune. Interrogé par La Tribune, le groupe n'a pas souhaité commenter ce point. Selon nos informations, Airbus devrait présenter le programme aux quatre pays partenaires du programme d'ici à une quinzaine de jours. Ce qui ne sera pas une demande de validation. Le patron des avions militaires chez Airbus Defence, Jean-Brice Dumont, a été très clair vendredi lors d'un briefing téléphonique à la presse : "le choix du moteur appartient à Airbus". Il semblerait que la DGA va s'y opposer malgré tout...
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