Eurodrone : Airbus assure choisir un moteur (Avio) 100% "ITAR free"
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Airbus Defence a choisi le moteur de l'italien Avio Aero, le Catalyst, pour propulser le drone MALE européen, l'Eurodrone
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Airbus Defence a choisi le moteur de l'italien Avio Aero, le Catalyst, pour propulser le drone MALE européen, l'Eurodrone
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Safran Helicopter Engines a pris une claque, Airbus Defence a finalement choisi le moteur de l'italien Avio Aero, le Catalyst, pour propulser le drone MALE européen, l'Eurodrone. A l'issue d'un appel d'offres et d'une phase d'analyse technique approfondie, Airbus Defence a donc choisi Avio Aero, filiale italienne du géant américain General Electric (GE) pour trois raisons factuelles : le Catalyst est plus mature dans son développement, dispose d'un potentiel de performances supérieur et offre de meilleures économies en service par rapport à l'Ardiden TP3 proposé par Safran, selon Airbus Defence.
Le Catalyst est une solution plus mature en raison de la campagne de vols d'essai qu'il effectue actuellement sur un appareil commercial (Beechcraft). "Nous avons estimé dans la comparaison qu'il y avait un risque de développement plus faible, explique le patron des avions militaires chez Airbus Defence, Jean-Brice Dumont au cours d'un briefing téléphonique. C'est très important sur un programme militaire en coopération où les plannings sont tendus et où on a un départ-lancé compliqué à gérer". Il fait également observer qu'en matière de performances le Catalyst avait "plus de marges de poussée". Enfin, le moteur d'Avio offre "une meilleure économie, en particulier sur la phase en service".
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Airbus Defence, qui rappelle qu'il a un programme à gérer, assume bien évidemment ce choix, qui ne va pas faire plaisir en France en général, et à Safran, en particulier. Jean-Brice Dumont affirme que "le choix du moteur nous appartient", les États ne sont pas décideurs. "On ne doit pas justifier nos choix aux nations mais en revanche on doit rendre compte sur la nature de nos choix à l'OCCAR", assure-t-il. Le moment d'annoncer cette sélection n'est pas le meilleur moment, la France étant en pleine campagne présidentielle. Mais Airbus Defence avait "besoin de prendre une décision assez rapidement après le début du programme pour tenir nos échéances du programme, souligne Jean-Brice Dumont. Le choix du moteur implique un certain nombre de développements techniques" sur le drone.
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