Thierry Breton fait feu de tout bois pour livrer des munitions à l'Ukraine. La Commission européenne va proposer ce mercredi un instrument financier pour pousser la capacité de production de munitions de l'Union européenne (UE) à un million d'obus par an afin d'en livrer à l'armée ukrainienne puis de reconstituer les stocks (y compris stratégiques) dans les pays concernés. « Je suis confiant que d'ici à douze mois, nous pourront monter notre capacité de production à 1 million de munitions par an en Europe », a assuré mardi le commissaire européen en charge du marché intérieur (industrie, numérique, défense, espace...), qui a fait un tour d'Europe au pas de charge pour auditer les capacités de production de munitions des pays de l'UE.
Ce nouvel instrument, baptisé Acte, sera doté de 500 millions d'euros, dont 260 millions proviendront du Fonds Européen de la Défense (FED). Il permettra de co-financer les investissements des industriels pour augmenter la production de munitions d'une quinzaine d'entreprises européennes dans onze états membres. L'argent mis sur la table est censé donner à l'UE une autonomie dans la production de munitions et mettre son industrie en capacité de répondre à des conflits de haute intensité, comme celui en Ukraine. « L'Acte que nous proposons est sans précédent, a souligné Thierry Breton. Il vise à soutenir directement, avec de l'argent de l'Union, l'effort de montée en cadence de notre industrie de défense, et ce pour l'Ukraine et pour notre propre sécurité ».