Palantir, cette "licorne" américaine qui attire l'ancien numéro 2 d'Airbus

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(Crédits : Reuters)
L'ancien président d'Airbus Commercial Aircraft et numéro deux du groupe Airbus, rejoint la division française de l'américain Palantir. Cette entreprise est spécialisée dans l'analyse de données, principalement utilisées dans le secteur financier et les affaires de sécurité et contre-terrorisme.

Nouveau job pour Fabrice Brégier. L'ancien président d'Airbus Commercial Aircraft et numéro deux du groupe Airbus, qui a quitté le groupe aéronautique en février dans le cadre d'un renouvellement mouvementé de sa direction, rejoint la division française de l'américain Palantir. Palantir fait partie des poids lourds des "licornes" de la Silicon Valley, avec une valorisation estimée à 20 milliards de dollars. Fabrice Brégier avait remplacé par Guillaume Faury, qui avait la charge d'Airbus Helicopters, et qui devrait prendre la direction d'Airbus Group l'an prochain.

Fabrice Brégier prendra quant à lui ses fonctions ce lundi 1er octobre, mais l'intitulé de son poste n'a pas été précisé par l'entreprise.

"Le rôle de Fabrice Brégier : contribuer à la croissance de l'écosystème « good tech » en France et développer des partenariats avec les organisations françaises qui partagent le goût pour l'innovation éthique et l'excellence technologique", a indiqué Palantir France.

La DGSI comme client

Réputée proche du renseignement américain, Palantir fait partie des plus grosses start-up non cotées américaines, et est spécialisée dans l'analyse de données, principalement utilisées dans le secteur financier et les affaires de sécurité et contre-terrorisme.
C'est elle, entre autres, qui aurait collaboré avec les services de renseignement américains afin d'aider à retrouver Oussama Ben Laden et à éplucher les comptes de Bernard Madoff. Elle compte la DGSI française parmi ses clients et un fonds lié à la CIA parmi ses premiers investisseurs.

En 2017, le géant de l'aéronautique avait annoncé un partenariat avec Palantir dans le cadre du lancement de sa plateforme de collecte de données de vols de compagnies aériennes, baptisée Skywise. En juillet, le directeur exécutif du groupe Tom Enders s'était félicité de la croissance rapide de la plateforme, évoquant lors d'une conférence de presse, le chiffre de "50 compagnies" clientes d'ici la fin de l'année.
Il s'agit d'un "grand saut en avant pour toute l'industrie de l'aviation", avait-il ajouté.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 30/09/2018 à 17:15 :
Ces gars sont embauchés pour leurs carnets d' adresse. S'ils ne rapportent pas de business dans les 2 ans, ils dégagent. Rappelez vous de Patrick Pelata et Salesforce.
a écrit le 29/09/2018 à 9:44 :
Ces pantouflards vont là ou la soupe du moment est la meilleure au lieu de rester sur leur métier et de fiabiliser les hélicoptères par exemple. Si nous ne prenons pas garde, un jour nous allons apprendre devant une tasse de café fumante que Airbus est passé sous pavillon américain. Il faut que les états reprennent la main sur ces aventuriers bardés de diplômes.

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