Plombé par ses ventes, Bombardier taille de nouveau dans ses effectifs

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La situation économique actuelle et les enjeux géopolitiques de certains marchés, dont l'Amérique latine, la Chine et la Russie qui sont à l'origine de la baisse des commandes sont à l'origine de la baisse des ventes de Bombardier, selon le patron de la branche avions d'affaires.
"La situation économique actuelle et les enjeux géopolitiques de certains marchés, dont l'Amérique latine, la Chine et la Russie" qui sont à l'origine de la baisse des commandes" sont à l'origine de la baisse des ventes de Bombardier, selon le patron de la branche avions d'affaires. (Crédits : © Christinne Muschi / Reuters)
Le groupe canadien doit faire face à une chute continue de ses commandes et à la concurrence d'Airbus et de Boeing. En un an et demi, Bombardier a annoncé 6.500 licenciements.

Le groupe canadien Bombardier a annoncé jeudi une quatrième vague de licenciements en 18 mois dans sa branche aéronautique.

Cette fois, ce sont 1.750 licenciements qui ont été annoncés par le constructeur d'avions et de matériels ferroviaires, vendredi 15 mai, dont près d'un millier dans la région de Montréal, 480 à Toronto et 280 à Belfast (Irlande du Nord) prévus entre juin et le tout début de l'année 2016.

Au total, depuis décembre 2013, Bombardier a annoncé 6.500 licenciements ou 16% des effectifs des 38.250 employés à l'époque.

Baisse des commandes

La baisse des commandes pour les avions d'affaires, notamment ceux de la gamme Global (5000 et 6000), des appareils de 8 à 10 places, nécessitent "des mesures pour adapter notre cadence de production au ralentissement récemment constaté dans certains marchés internationaux", a indiqué Éric Martel, directeur de cette division.

En janvier, Bombardier avait décidé de suspendre son programme Learjet 85, un module pouvant emmener 6 à 8 passagers, en mettant déjà en avant "le ralentissement économique".

Outre des livraisons en baisse l'an dernier, la branche avions d'affaires a accusé une chute de ses commandes sur les trois premiers mois de l'année avec seulement 19 appareils achetés, à comparer aux 27 unités du premier trimestre l'an dernier.

Pour le patron de cette division, c'est "la situation économique actuelle et les enjeux géopolitiques de certains marchés, dont l'Amérique latine, la Chine et la Russie" qui sont à l'origine de la baisse des commandes.

Concurrence de Boeing et Airbus

Mais les déboires du groupe s'expliquent aussi sur le pari plus risqué du lancement d'un avion entièrement nouveau, le CSeries, où la compétition est déjà vive avec les deux concurrents Boeing et Airbus.

Les retards se sont accumulés pour la sortie des monocouloir CS100 et CS300 où le marché mondial est dominé par les Boeing 737 et les Airbus A319, voir A320.

(Avec AFP)

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a écrit le 16/05/2015 à 17:39 :
et pourtant , Huchon leur avait commandé ses TER ! bravo la préférence nationale , c'est vrai qu'il roule en SAAB , alors que Peugeot et Renault sont en Ile de France
a écrit le 15/05/2015 à 13:18 :
Les règles du libre échange mondial paraissent vraiment biaisé et asymétriques. La plupart des pays perfusent depuis longtemps avec des fonds publics pour n'être que des entreprises d'Etat de taille monstrueuse. Les fabricants de trains chinois CNR et CSR se rapprochent. CNR et CSR, contrôlés par l'Etat, produisent wagons, des TGV et locomotives pour le réseau ferroviaire chinois, et leur fusion étatique vise à créer un géant capable d'exporter les technologies chinoises de rail à grande vitesse.
a écrit le 15/05/2015 à 12:54 :
Il faut savoir que Bombardier contrairement a Boeing et Airbus est une entreprise Canadienne qui ne bénéficie donc pas autant des aides gouvernementales d'Etat. Il parait donc difficile de pouvoir mener un projet CSerie alors que Boeing, Airbus ou Dassault et les chinoises sont sous perfusion de fonds publiques. D'ailleurs le marché d'avenir actuellement en Amérique du Nord c'est le transport par rail a grande vitesse, c'est le marché qui va se développer ici. Alors si le Canada ne veut pas se faire balayer par les entreprises d'Etat chinoises ou les multinationale d'Europe ou d'USA sous financement publique,... Alors il faut faire comme tous le monde... Un beau projet de TGV entre Toronto, Montréal et Québec comme le font les chinois, les européens, les russes et aussi les américains. Tous le monde a son TGV subventionné pour préserver ses marges et le TGV c'est un atout compétitif important dans l'économie de moyen terme d'un pays moderne...cqfd.et ...simple conseil d'évidence.
Réponse de le 15/05/2015 à 14:01 :
Boeing, Airbus et Dassault seraient sous perfusion de fonds publics ?
Où avez-vous inventé ça? Lisez donc les publications des comptes de ces sociétés avant d'écrire n'importe quoi !
Réponse de le 15/05/2015 à 14:51 :
Bien sur que Boeing, Airbus et Dassault et les sociétés chinoises sont sous perfusion de fonds publiques en particulier grâce leurs divisions Défense qui récupèrent des milliards de subsides de l'Etat payés directement par les impôts. Et ils appelent ça du libre échange.....
Réponse de le 15/05/2015 à 16:44 :
Dassault a financé 25% du développement du programme Eafale: où sont les milli
Réponse de le 15/05/2015 à 16:44 :
Dassault a financé 25% du développement du programme Eafale: où sont les milli
Réponse de le 15/05/2015 à 22:23 :
L'an dernier, une étude de l'Institut Fraser classait Bombardier au deuxième rang - derrière Pratt & Whitney Canada - des 25 entreprises ayant le plus profité du soutien financier fédéral avec au-delà d'un milliard de dollars entre 1961 et 2012.

Le gouvernement du Québec est aussi régulièrement mis à contribution. Par l'intermédiaire de la Caisse de dépôt et placement et Investissement Québec, le gouvernement québécois a injecté 450 millions $ cette année dans le projet de Ciment McInnis, contrôlé par la famille Beaudoin-Bombardier.

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