De quoi apporter de l'eau au moulin des détracteurs de Jean-Claude Juncker. Plusieurs médias internationaux ont publié mardi 9 décembre au soir de nouvelles révélations dans le cadre du scandale LuxLeaks sur un système massif d'optimisation fiscale, mis au point lorsque le président de la Commission européenne était Premier ministre du Grand-Duché.
Selon le journal belge Le Soir, la nouvelle vague de documents "LuxLeaks 2" implique 35 nouvelles sociétés, parmi lesquelles Skype (racheté par Microsoft en 2011), Walt Disney, le spécialiste des matières premières Koch Industries, mais aussi Bombardier ou Telecom Italia. Les "rulings" ont été conclus entre 2003 et 2011.
D'après les dernières révélations du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), Disney et Koch entre autres ont été conseillés par Ernst and Young dans leurs négociations avec le Luxembourg. Elles auraient procédé à des restructurations complexes qui leur ont permis de transférer entre 2009 et 2013 des centaines de millions de dollars à des filiales luxembourgeoises qui profitaient d'un impôt sur les bénéfices de moins de 1%. Un "plan en 34 étapes, extrêmement complexe", écrit Le Soir, qui parle d'un "taux réel d'imposition de 0,28%" pour Disney.
Le journal évoqué également des "outils hybrides permettant une double non-imposition (Bombardier) et des déductions fiscales spectaculaires (95% des revenus pour Skype, qui ne paye donc des impôts que sur les 5% restants)".
À la tête du Grand Duché pendant cette période, Jean-Claude Juncker avait déjà concédé le 12 novembre être "politiquement responsable" de ce système, dont il "n'est pas l'architecte". Dans un entretien paru mercredi 10 décembre dans Libération, il s'explique :
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

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