Pour le PDG du Cnes, « il faut sécuriser l'excellence française dans le spatial »
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François Jacq, nouveau PDG du Cnes, interrogé par Michel Cabirol au Space Forum.
Rémi Benoit
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François Jacq, nouveau PDG du Cnes, interrogé par Michel Cabirol au Space Forum.
Rémi Benoit
« Le modèle d'une agence spatiale nationale n'est pas obsolète, comme je l'entends souvent, il est au contraire plus que jamais nécessaire dans le contexte actuel », a lancé François Jacq ce mardi 9 septembre en ouverture du Space Forum organisé par La Tribune depuis la Cité de l'espace à Toulouse.
Ancien président du conseil d'administration du CEA et nommé le 23 mai dernier PDG du Cnes pour succéder à Philippe Baptiste, François Jacq estime que la vocation de l'agence française est « d'apporter une vision systémique, d'être l'architecte dont l'expertise aide le secteur industriel à préparer l'avenir et à bâtir des feuilles de route technologiques pour anticiper les difficultés ».
Alors que le président de la République doit présenter au mois d'octobre la stratégie spatiale française et que la réunion ministérielle de l'ESA de novembre prochain va acter des choix cruciaux pour le secteur européen, les industriels français sont inquiets.
L'Allemagne et l'Italie prévoient d'augmenter significativement leur contribution financière au budget de l'ESA sur la période 2026-2028 alors que la France, confrontée à une situation budgétaire difficile, pourrait négocier une contribution moindre que celle de 2022, quitte à ne pas fragiliser la politique spatiale française.
François Jacq pointe un grand dilemme à venir :
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Au-delà de la montée en cadence d'Ariane 6, le PDG du Cnes identifie parmi ses priorités l'essor « d'un moteur à forte poussée français et européen pour les lanceurs lourds et la réutilisation des lanceurs ». Concernant les satellites, François Jacq compte s'appuyer sur la grande flexibilité des systèmes actuels pour pousser « des satellites à la fois multi capteurs, multi-orbites, multi-usages ». Le dirigeant pointe aussi la nécessité d'« une plus grande industrialisation du secteur pour être plus robuste, plus systématique dans la série ».
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