Les prochains mois vont être très intenses dans le domaine spatial. La Tribune vous propose deux volets sur les conséquences du prochain budget de la Nasa sur la politique spatiale européenne. La filière est en attente des décisions de la Nasa d'arrêter ou pas de nombreux programmes spatiaux en coopération. Des annonces sont attendues en octobre. Mais l'ESA mais aussi le CNES ont d'ores et déjà travaillé des plans B au cas où...Chronique d'une méga-tempête solaire annoncée... Le monde du spatial est en attente des décisions de la Nasa qui seront prises en octobre après la consolidation du budget de l'agence spatiale américaine. Si les propositions budgétaires de l'administration Trump pour l'agence spatiale américaine étaient confirmées par le Sénat américain, elles constitueraient la « plus importante réduction sur un an du budget de la Nasa de l'histoire », selon Planetary Society, une organisation américaine dédiée à l'exploration spatiale. C'est une réduction d'environ 24% du budget de la Nasa proposée le printemps dernier par l'administration Trump à laquelle se prépare l'agence spatiale. Son budget chuterait de 24,8 milliards de dollars à 18,8 milliards. Mais, d'ores et déjà, elle va perdre près de 3.900 employés dans le cadre de la politique menée par Donald Trump de réduire drastiquement les effectifs des employés fédéraux.
Quelles ambitions pour l'Europe dans le spatial
Pour l'Europe spatiale, ce sera l'un des sujets clé de cette rentrée. Dans la foulée, l'Agence spatiale européenne (ESA) mesurera les ambitions des l'Europe lors de la conférence ministérielle des États membre prévue fin novembre. Ce rendez-vous sera donc décisif et crucial pour déterminer le niveau d'ambitions des Européens dans l'espace, qui est une « jauge de puissance », comme l'a souligné Emmanuel Macron en juin au salon du Bourget.
Depuis le printemps, l'ESA se prépare à ce choc en attendant les décisions de la Nasa de stopper ou pas de nombreux programmes stratégiques réalisés en coopération avec l'Europe comme le retour des Hommes sur la Lune (Orion ESM, la station Gateway) mais aussi la station spatiale internationale (ISS) ou encore Mars Sample Return. C'est aussi le cas des programmes liés aux changements climatiques. « Il est très clair que certaines des propositions faites ont des impacts significatifs », avait estimé Josef Aschbacher. La fin de l'été et l'automne s'annoncent intenses, très intenses pour les agences spatiales européennes, dont l'ESA et le CNES.