La quatrième tentative aura été la bonne pour l'opérateur de satellites luxembourgois SES et SpaceX. Le lanceur américain Falcon 9 a lancé avec succès vendredi soir un satellite de télécoms de SES mais a de nouveau échoué à faire ensuite poser le premier étage de son lanceur sur une barge dans l'Atlantique. SpaceX n'a pas réussi à faire atterrir en douceur le premier étage de sa fusée Falcon 9 sur une plateforme flottant dans l'océan Atlantique à 640 kilomètres des côtes de Floride.
"Le premier étage s'est écrasé sur la barge", a posé sur Twitter le fondateur et patron de SpaceX, Elon Musk. Il a ajouté qu'il "ne s'attendait pas à un succès, mais qu'il y avait de bonnes chances pour le prochain lancement". SpaceX avait déjà indiqué la semaine dernière avoir peu d'espoir de parvenir à le faire poser sans encombre étant donné les contraintes de ce lancement. Le satellite SES-9 étant très lourd (5,3 tonnes au lancement), il restait moins de carburant au premier étage pour effectuer un retour contrôlé dans l'atmosphère en actionnant ses moteurs en rétrofusée. Le satellite devait être placé sur une orbite géo-stationnaire à plus de 40.000 km d'altitude, ce qui a nécessité de le larguer très haut. Selon Elon Musk, le retour du premier étage de Falcon 9 dans l'atmosphère a été "très chaud".
Fin décembre, SpaceX avait pourtant déjà réussi pour la première fois à faire atterrir le premier étage de Falcon 9 sur le sol en Floride peu après un lancement. Six mois après l'explosion d'une Falcon 9, la société du milliardaire américain avait réussi pour la première fois à faire décoller son lanceur et à récupérer ensuite le premier étage de son lanceur, revenu atterrir en douceur sur Terre après 11 minutes de vol. Mais la société de lancement américaine n'a pas à ce jour réussi à répéter cette manœuvre et n'a pas encore pu faire poser le premier étage de sa fusée sur une plateforme en mer après maintenant cinq tentatives. Si la société parvenait à systématiser cette opération, elle pourrait réaliser d'immenses économies, selon SpaceX.
En revanche, le satellite a été déployé avec succès après séparation du deuxième étage 31 minutes après le lancement depuis Cap Canaveral, en Floride (sud-est des Etats-Unis) à 23H35 GMT. Il a ensuite atteint l'altitude prévue de 40.600 kilomètres au-dessus de l'équateur, a précisé sur un autre tweet Elon Musk. Le satellite SES-9 devait être placé sur une orbite géo-stationnaire à plus de 40.000 km d'altitude.
Construit par Boeing Satellite Systems International, le satellite SES-9 fait appel à un moteur d'apogée biliquide chimique pour les principales manœuvres postérieures au lancement et à un système de propulsion électrique pour atteindre l'orbite finale à 36.000 kilomètres au-dessus de l'équateur. Les manœuvres en orbite ultérieures, pendant les 15 années de durée de vie nominale du satellite, seront entièrement réalisées à l'aide de la propulsion électrique. La mise en service opérationnelle du satellite SES-9 est prévue pour le troisième trimestre de cette année.
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SES-9, le plus grand satellite de SES, desservira la région Asie-Pacifique. D'un poids de 5,3 tonnes au lancement, il est doté de 57 répéteurs haute puissance en bande Ku, soit l'équivalent de 81 répéteurs de 36 MHz. Il représente "une expansion notable des capacités permettant de mieux desservir les secteurs dynamiques et en forte expansion des services vidéo, des services aux entreprises, des services de mobilité et services aux administrations publiques en Asie du Nord-est, en Asie du Sud, en Inde, en Indonésie et aux Philippines", a précisé SES dans un communiqué publié samedi. SES-9, qui sera copositionné avec SES-7 à la position orbitale clé de 108,2 degrés Est, remplacera le satellite NSS-11 à cette position.
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