C'est une très bonne nouvelle pour Airbus Helicopters. Après le retour en vol du H225 et de l'AS332, plus connus sur le nom de Super Puma, autorisé en octobre 2016 par l'Agence Européenne de la sécurité aérienne (AESA), les autorités britanniques et norvégiennes ont à leur tour annoncé dans un communiqué de l'autorité britannique de l'aviation civile (CAA) publié vendredi, leur intention de lever toutes les restrictions, qui empêchent encore les opérateurs d'utiliser commercialement ces deux hélicoptères (H225LP et AS332L2) en Grande-Bretagne et en Norvège. Une décision qui était importante pour le constructeur européen tant au niveau de sa crédibilité que commercialement.
Plus de quatorze mois après l'accident provoqué par la perte du rotor, cette décision fait suite à une très longue enquête approfondie de la CAA. Ces deux appareils avaient été interdits de vol à la suite du crash d'un H225 fin avril près de Turoy en Norvège, qui avait causé la mort de 13 personnes. Toutefois, les vols ne rependront pas "immédiatement", a expliqué la CAA. "Un plan de contrôles, de modifications et d'inspections doit être entrepris avant que les vols ne reprennent", a précisé la CAA. Le constructeur européen a d'ailleurs développé des modifications sur les Super Puma et a apporté de nouvelles mesures de sécurité. Pour que les appareils revolent, ces améliorations supplémentaires doivent être rajoutées aux hélicoptères en service dans les deux pays.
Airbus Helicopters s'est engagé à modifier la conception des pièces qui sont susceptibles de se détériorer prématurément. Les pièces précédentes devront être remplacées. En outre, le constructeur s'est également engagé à introduire une méthode d'inspection et de maintenance améliorée en vue de détecter les détériorations des pièces à un stade précoce. Les inspections seront plus fréquentes, a exigé la CAA.
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"Il appartiendra également aux opérateurs et à leurs clients de décider s'ils souhaitent réintroduire les hélicoptères en service", a précisé la CAA. Pour reprendre les vols, les opérateurs devront fournir des preuves assurant la sécurité des appareils tout en disposant de toutes les mesures nécessaires (procédures, processus, outillage et formation) pour un retour au service des hélicoptères.
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