Airbus Helicopters est à nouveau impliqué dans un crash d'un de ses appareils H225, le quatrième en quatre ans. Cette fois-ci en Norvège. Onze personnes au moins sont mortes dans le crash d'un hélicoptère exploité par CHC vendredi près de Bergen, la deuxième ville du pays. Deux heures après le crash, les secours n'ont pas détecté de signe de survivant après l'accident d'un hélicoptère où treize personnes étaient à bord, précisant que les recherches se poursuivaient pour deux passagers disparus. Parmi les 11 morts figurent un Britannique et un Italien, les autres étant norvégiens, a précisé le centre norvégien de coordination des secours à la chaîne de télévision norvégienne NRK. C'est l'accident d'hélicoptère le plus meurtrier qu'ait connu la Norvège depuis 1978.
L'appareil qui revenait d'une plateforme pétrolière en mer du Nord s'est écrasé en fin de matinée sur la côte, près de Bergen, la deuxième ville du pays. Il transportait 13 personnes, dont deux membres d'équipage. Des corps sans vie ont été retrouvés, a indiqué la police citée par la radiotélévision publique NRK, sans précision sur leur nombre. "Informations horribles sur un crash d'hélicoptère", a tweeté le Premier ministre, Erna Solberg. "Je suis tenue informée en permanence des opérations de secours".
L'hélicoptère s'est disloqué près d'un îlot et des morceaux d'épave gisaient à terre et en mer. Une partie de la carcasse reposait à quelque 200 ou 300 mètres du rivages. Gisant sous cinq à sept mètres d'eau, elle contenait le corps de certaines victimes. Le rotor, qui s'est détaché de l'appareil selon des témoins, a été retrouvé à terre et la carcasse en mer. Des personnes dont le témoignage a été rapporté par les médias norvégiens ont dit avoir observé l'appareil partir en vrille, puis entendu une forte explosion. Des victimes auraient ensuite été vues en mer.
D'après les images télévisées, plusieurs bateaux de particuliers ont rapidement convergé vers un lieu d'où se dégageait une épaisse fumée noire qui s'est ensuite estompée. Après le drame, de nombreuses embarcations sillonnaient la zone survolée par plusieurs hélicoptères tandis que des ambulances étaient stationnées en bord de route. Des plongeurs ont aussi été dépêchés sur place. La police a appelé sur Twitter à ne pas utiliser de drone.
L'appareil accidenté revenait de la plateforme B de Gullfaks, un des plus grands gisements pétroliers offshore de Norvège. Il s'agit d'un H225 (Super Puma) construit par Airbus Helicopters et exploité par CHC Helikopterservice pour le compte de Statoil. La compagnie pétrolière norvégienne a annoncé avoir cloué au sol tous les appareils du même type et mis en place à Bergen un centre d'accueil pour les familles des disparus. Statoil a également suspendu la production de la plate-forme pour une période indéterminée.
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A titre de mesure de précaution habituelle, l'administration norvégienne de l'aviation civile a de son côté interdit jusqu'à nouvel ordre le vol de tous les appareils H225. Les équipes d'Airbus Helicopters sont "totalement mobilisées pour comprendre les causes de l'accident", a indiqué le constructeur dans un communiqué.
Il s'agit selon toute vraisemblance de l'accident d'hélicoptère le plus meurtrier en Norvège depuis 1978, année où un appareil Sikorsky S61 s'était abîmé en mer, tuant ses 18 occupants. En 1997, 12 personnes avaient également péri dans un autre accident en mer impliquant un modèle plus ancien de Super Puma. Les accidents mortels restent toutefois rares dans le secteur pétrolier norvégien, qui voit chaque année des centaines de milliers de travailleurs faire la navette entre le continent et les plates-formes offshore.
Si les raisons du drame de vendredi n'étaient pas encore officiellement connues en fin de journée, la piste technique semble privilégiée, alors que la météo était relativement clémente. CHC Helikopterservice, avait obtenu à deux reprises de la même administration le report de la révision technique de l'appareil accidenté, a déclaré un responsable de l'aviation civile norvégienne au quotidien norvégien Verdens Gang (VG).
Quatre membres du Bureau d'enquête et d'analyses (BEA) se rendront en Norvège ce samedi, a précisé une porte-parole de l'autorité française, le Super Puma ayant été conçu en France.
Utilisés pour acheminer le personnel et le matériel sur les plates-formes pétrolières offshore à travers le monde, les H225 avaient été cloués au sol depuis la fin 2012 au Royaume-Uni et en Norvège après que deux appareils aient été contraints d'amerrir sans faire de mort. La rupture d'un arbre de transmission de la boîte de transmission avait entraîné l'amerrissage d'urgence de deux H225 le 10 mai et le 22 octobre 2012 en Mer du Nord.
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Puis le 23 août 2013, un Super Puma AS332 L2 (Mark 2) s'était crashé en Mer du Nord, causant la mort de quatre des 18 personnes présentes à bord. Pour autant, l'Autorité britannique de l'aviation civile (CAA), l'équivalent de la DGAC française, n'avait pas suspendu de vol les Super Puma du constructeur de Marignane. La CAA avait alors assuré que l'accident de l'appareil n'avait pas été provoqué par un problème technique ni de navigabilité.
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