Des Falcon en 2001, des supersoniques en 2021 : United Airlines championne des annonces à contre-courant
latribune.fr
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
latribune.fr
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
United Airlines aime bien faire des annonces à contre-courant des tendances du marché du transport aérien. En juin 2001, la compagnie avait fait sensation en commandant 100 Falcon à Dassault Aviation et 35 Gulfstream pour se lancer dans l'aviation d'affaires, un projet abandonné quelques mois plus tard avec la crise qui suivit le 11-Septembre. Vingt-ans plus tard, la compagnie de Chicago a dévoilé un projet spectaculaire. Celui de relancer des vols commerciaux supersonique, dix-huit ans après l'arrêt par Air France et British Airways du Concorde, avec Boom Supersonic, une jeune pousse basée à Denver, qui s'efforce depuis 2014 de donner une nouvelle vie à ces aéronefs vifs comme l'éclair. Un projet hyper ambitieux dans un secteur aéronautique où le ticket d'entrée est extrêmement élevé. Un projet qui détonne également alors que, depuis une vingtaine d'années, la demande des compagnies porte, non pas sur des gains de vitesse, mais sur des baisses de coûts et des émissions de CO2. Cela avait été le constat de Boeing au début des années 2000 en mettant fin au projet Sonic Cruiser pour lancer le B787 Dreamliner.
À lire également
Ce jeudi, United Airlines a annoncé l'achat de 15 exemplaires de ce projet d'avion baptisé "Overture", assorti de 35 options. S'il répond à toutes les normes, il pourrait transporter des passagers d'ici à 2029 à Mach 1,7, soit deux fois la vitesse des avions de ligne les plus rapides actuellement. Cela pourrait donc permettre à United Airlines d'effectuer des trajets en deux fois moins de temps : un vol entre Newark, près de New York, et Londres prendrait ainsi trois heures et demie. Newark et Francfort seraient reliés en quatre heures. Le tout avec une capacité allant de 65 à 88 passagers.
Boom affirme avoir déjà reçu des commandes, nettes ou en options, pour 70 appareils.
Ce projet diffère de celui présenté en 2014. Répondant à l'époque au nom de Baby Boom, qui visait une vitesse de Mach 2,2.
latribune.fr
Filière française du liège : cette guerre des bouchons qui cache une crise plus profonde
Neogy, Delfox, Tehtris : nouvelle hécatombe de start-up dans l'écosystème bordelais
Nouvelle usine à Douvrin, projet à Toulouse... L'ETI Netexial surfe sur les quelques succès de la réindustrialisation tricolore
Gaz : une hausse de 7,4% au 1er juillet pour 6 millions de ménages